La section féminine du PSG en pleine tourmente: accusée d'être impliquée dans l'agression de sa coéquipière, Aminata Diallo conteste formellement

La joueuse de l'équipe de football du Paris SG Aminata Diallo "conteste formellement les accusations", dont elle a fait l'objet après l'agression dont sa coéquipière Kheira Hamraoui a été victime le 4 novembre, a indiqué vendredi son avocat Mourad Battikh dans un communiqué transmis à l'AFP.

La section féminine du PSG en pleine tourmente: accusée d'être impliquée dans l'agression de sa coéquipière, Aminata Diallo conteste formellement
©AFP

"Aminata Diallo déplore la mise en scène parfaitement artificielle d'une rivalité entre elle et Kheira Hamraoui qui justifierait qu'elle s'en soit prise à sa coéquipière. Cette théorie ne correspond en rien à la véritable nature de leur relation", poursuit l'avocat dans ce communiqué.

Kheira Hamraoui, internationale française de 31 ans, a été victime d'une agression dans la soirée du 4 novembre en rentrant avec Aminata Diallo d'un dîner organisé par leur club. La joueuse a été "rouée de coups sur les jambes avec une barre de fer" par deux hommes qui ont pris ensuite la fuite, selon la procureure de Versailles.

Sa coéquipière Aminata Diallo, témoin de la scène, a été interpellée mercredi puis placée en garde à vue, avant d'être relâchée jeudi soir sans qu'aucune charge ne soit retenue contre elle.

"D'autres pistes bien plus sérieuses sont à ce jour envisagées par les enquêteurs n'impliquant nullement ma cliente", affirme son avocat.

"Aminata Diallo regrette l'emballement médiatique qui l'a d'ores et déjà condamnée, sans fondement, et elle rappelle qu'elle n'hésitera pas à défendre ses droits en justice si nécessaire contre toute diffamation", poursuit le texte.

Diallo, elle aussi internationale française âgée de 26 ans, avait répondu sans avocat aux enquêteurs de la brigade de répression du banditisme de la police judiciaire de Versailles.

"Elle a pleinement coopéré en facilitant le travail des enquêteurs et est ressortie libre", rappelle son avocat.

Joint au téléphone par l'AFP, Me Mourad Battikh a expliqué que sa cliente "était profondément heurtée par l'emballement médiatique autour de cette affaire".