Affaire des matches truqués: le tribunal annule les suspensions de Dejan Veljkovic et du conseil d'administration de Malines !

Le verdict final de la CBAS (Cour Belge d'Arbitrage pour le Sport) dans l'affaire de match truqué autour du match Malines - Waasland-Beveren de mars 2018 est nul et non avenu.

Affaire des matches truqués: le tribunal annule les suspensions de Dejan Veljkovic et du conseil d'administration de Malines !
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La rédaction (avec Belga)

Cette décision a été prise par le tribunal de première instance de Bruxelles. Les agents de joueurs Walter Mortelmans et Dejan Veljkovic et les ex-directeurs de Malines Olivier Somers, Stefaan Vanroy, Thierry Steemans et Johan Timmermans avaient déposé un recours en annulation contre cette décision et ont maintenant obtenu gain de cause. La décision de la CBAS est annulée, mais seulement en ce qui les concerne. L'arrêt du Tribunal de première instance de Bruxelles ne peut faire l'objet que d'un pourvoi en cassation.

Pour rappel, le Tribunal arbitral du sport (CBAS) avait suspendu les deux agents et les anciens membres du conseil d'administration en 2019. Ces différents individus avaient été jugés coupables de tremper dans le réseau des matchs truqués qui avaient été révélés par l'opération dite "Mains propres".

"Les droits de la défense ont été violés"

Cependant, ils n'ont pas lâché l'affaire. Ils ont déposé un recours en annulation qui a fonctionné. Les différents protagonistes poursuivaient des objectifs différents.
Somers, Vanroy, Steemans et Timmermans ne désirent pas retourner dans le monde du football. Ils souhaitent surtout se réhabiliter et laver leur nom. En revanche, Mortelmans et Veljkovic désiraient faire sauter leur interdiction d'exercer leur métier au sein du football professionnel par l'URBSFA selon HLN.

Pour justifier son verdict, le tribunal de première instance a estimé que "les droits de la défense ont été violés", révèle le communiqué de presse. "Le tribunal a accepté plusieurs des motifs d'annulation avancés par les six plaignants. En ce qui concerne les agents des joueurs, le tribunal a jugé que les sanctions imposées ne répondaient pas à l'exigence de légalité", ajoute le tribunal.

"L'indépendance et l'impartialité de la CBAS ont également été compromises par la pression incessante de l'URBSFA. Les règles du jeu n'étaient pas les mêmes pour tous. La défense n'a pas eu suffisamment de temps et de ressources pour contrer les attaques. Les droits de la défense ont été subordonnés aux besoins du monde du football, l'équité du procès sacrifiée face à l'équité de la compétition de football", conclut le communiqué.