Vincent Kompany: "Je suis devenu coach pour vivre cette pression"

Vincent Kompany refuse de baisser les bras : "Mais je suis aussi frustré que les supporters."

Vincent Kompany: "Je suis devenu coach pour vivre cette pression"
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Vincent Kompany a évidemment défendu ses choix à l’issue de la rencontre.

Pouvez-vous d’abord expliquer pourquoi il n’y avait pas de "Neerpede boy" au coup d’envoi ?

"On a terminé le match à l’Antwerp avec quatre joueurs formés à Neerpede et on aurait pu faire la même chose contre Courtrai. Finalement, il y en a deux qui sont montés. Moi, je regarde la forme de mes joueurs. D’ailleurs, chaque jour, il y en a 15 ou 16 à l’entraînement du noyau A."

Vous n’avez à nouveau pas gagné.

"Les résultats décident de tout : de la réussite de la saison et de la teneur de vos questions. Je ne peux donc pas être content. On a pourtant créé beaucoup de danger - je serais seulement inquiet si on ne se créait pas d’occasions - mais des faits de match dans les rectangles et des faits divers - comme la rouge de Raman - nous ont privés des trois points."

Comment jugez-vous la rouge de Raman ?

"Elle ne m’amuse pas. Je vais y réfléchir. Ce ne serait pas idéal de dire ce que je pense maintenant. En tout cas, je n’abandonnerai jamais mes joueurs."

Vous avez changé le dispositif tactique.

"On a mis la pression plus haut et on a récupéré le ballon plus haut. Nous étions plus offensifs, avec nos quatre attaquants. Le problème n’est pas d’ordre footballistique : on se crée assez d’occasions dans presque chaque match. Mais je voulais plus de profondeur qu’en première mi-temps et un rythme de jeu plus élevé dans l’entrejeu. C’est ce qu’on a fait en début de seconde mi-temps. D’où ma frustration après la carte rouge."

Vous comprenez la frustration des fans ?

"Je suis ici depuis mes six ans ; je comprends qu’il y ait des attentes. Je suis aussi frustré qu’eux. Je maîtrise certaines choses, mais d’autres pas. Mais je prends la responsabilité pour les résultats."

Votre position est en danger ?

"Je suis devenu coach pour vivre cette pression, c’est un privilège pour moi. Chaque entraîneur qui tôt ou tard a du succès doit passer par des périodes pareilles. Je maintiens que demain - et là, je veux dire dans quatre ans - je ne serai pas un ex-coach d’Anderlecht aigri. Entre-temps, je suis motivé pour renverser la vapeur. Je suis surtout embêté envers mes joueurs qui se donnent à 100 %. Et envers mon staff qui travaille plus que la normale."