Anderlecht: 29 millions de pertes… mais il y a du positif

Le RSCA est encore dans le rouge mais a un plan pour s'en sortir.

Anderlecht: 29 millions de pertes… mais il y a du positif
©BELGA
Christophe Franken et Romain Van der Pluym

"Je dois vous communiquer de mauvais résultats." Après s'être réjoui de la hausse de capital à hauteur de 42 millions € de la semaine passée, Peter Verbeke a dû annoncer sa première mauvaise nouvelle en tant que CEO du club : les finances d'Anderlecht restent plongées dans le rouge.

Le club a cumulé 29 millions de pertes sur la saison 2020-2021. Un montant total qui aurait pu être bien plus élevé si Anderlecht n’avait pas vendu Jérémy Doku à très bon prix (25 millions) en octobre 2021.

Verbeke ne panique pourtant pas. Premièrement, Anderlecht fait mieux qu’en 2019-2020, où il avait perdu 36 millions. Deuxièmement, le Covid a eu un impact financier négatif évalué à près de 13 millions. Et, troisièmement, le RSCA n’a pas pu compter sur les rentrées financières de la Coupe d’Europe ou la vente de Sambi Lokonga cet été.

Le constat ressorti d'un audit est résumé en une phrase : la structure d'Anderlecht est basée sur celle d'une équipe jouant la Ligue des champions chaque saison. "Nous avons trop de coûts et devons désormais agir sur les postes inutiles."

Il pointe là la gestion des anciennes directions. À plusieurs niveaux : "Les dépenses en transferts, salaires, personnel et commissions d'agents étaient bien trop élevées. Nous avons déjà fait de gros efforts à plusieurs étages et nous devons maintenant épargner dans les autres secteurs du club."

Ne plus demander d’argent à Coucke

Anderlecht va peu dépenser sur le marché des transferts et compte poursuivre son allégement de sa masse salariale au fil des années. "Nous avons trouvé une solution pour 23 joueurs, ce qui nous a permis en partie de diminuer les pertes. Nous payons toutefois encore une bonne partie du salaire de certains joueurs prêtés et, sans vente, nous paierons encore Vlap et Trebel la saison prochaine. Tous ces contrats ont un poids dans nos résultats."

Verbeke a tiré la sonnette d'alarme. "Je devais le faire pour éviter une faillite comme celle des Glasgow Rangers. Je refuse qu'on continue à perdre de l'argent année après année et que je doive téléphoner à Marc (Coucke) ou Wouter (Vandenhaute) pour demander un coup de pouce financier."

Verbeke a lancé un plan sur cinq ans (que vous pouvez lire dans notre interview) avec un unique objectif pour la trésorerie du club : obtenir au plus vite un résultat annuel positif, mais sans fixer de date précise non plus.