Ives Serneels avant l'entrée en lice des Red Flames ce dimanche à l'Euro: "Non, ce n’est pas le match de l’année"

Dimanche, le Jour-J est arrivé pour les Red Flames qui lancent leur Euro contre l’Islande.

Ives Serneels avant l'entrée en lice des Red Flames ce dimanche à l'Euro: "Non, ce n’est pas le match de l’année"
©BELGA

Après plus de 18 mois d'attente, le moment tant attendu, et peut-être redouté, est arrivé pour les Red Flames. Dans le groupe D, elles vont lancer les hostilités face à l'Islande. Un match important pour la suite du parcours des Belges entre deux équipes qui, sur papier, ne sont pas très éloignées. Un résultat qui va plus que déterminer la suite du parcours. "Non, pour moi, il n'est pas décisif, rétorque le coach Ives Serneels. Souvenez-vous en 2017 de notre premier match contre le Danemark. On le perd et on reste finalement dans la course jusqu'au bout."

Pas de pression inutile

Arrivé mercredi midi, le groupe a pu se familiariser avec son camp d'entrainement et son hôtel à Wigan. Avec une météo bien belge. "Mais heureusement, il ne pleut pas tout le temps. C'est peut-être venteux mais c'est la même chose pour tout le monde."

Chouchoutées, les Flames ne ressentaient pas encore la pression à l'aube du week-end. Le coach non plus. "Mais ça ne sert à rien. J'ai demandé aux joueuses de préparer ce match comme ceux de la Pinatar Cup ou de la campagne qualificative pour le Mondial au Kosovo et en Albanie. Le match de dimanche, ce n'est pas le match de l'année. C'est juste le prochain à l'agenda."

L'héritage de 2017 permet en effet au staff de mieux gérer cette attente autour de ce premier rendez-vous. "Cette pression inutile, c'est effectivement ce qu'il faut éviter. Dans ce sens, dans le discours, on ne cible pas que l'Islande, c'est plus général. Évidemment, l'Islande, c'est un gros collectif, c'est une équipe solide. D'ailleurs, on ne peut pas parler de points faibles mais plus d'éléments qu'on pourra utiliser dimanche. Il y a des individualités mais ce sont des joueuses qu'on doit pouvoir géer. En tout cas, l'expérience de 2017 doit nous aider à bien entrer dans le tournoi et à aider celles qui découvrent l'événement. En tout cas, moi, je ne suis pas vraiment impatient à titre personnel. On va dire plutôt que je suis surtout curieux de voir comment on va gérer ça."

Deloose et Delacauw vont rester, Janssen s'en va

Depuis trois jours, les Flames sont toutefois rentrées petit à petit dans leur sujet. "Ce qui me plait depuis qu'on est arrivés, c'est l'état de fraicheur des joueuses. L'évolution de Laura Deloose et Feli Delacauw aussi. Feli a quitté l'entrainement après une demi-heure mais le repos devrait lui permettre d'être à nouveau fit alors que Laura a enfin pu s'entrainer avec nous. Ce qui est aussi positif." Dans le groupe, Jill Janssens va devoir sauter. La jeune joueuse qui était là en back up prendra l'avion dès la fin du match comme Deloose et Delacauw sont aptes à jouer.

Pas de dernier entrainement à Manchester

Bizarrement, les Belges ne se sont pas entrainée sur le terrain de l'Académie de Manchester City. Excepté Tessa Wullaert, le groupe va découvrir le terrain seulement dimanche après-midi. "A Wigan, nous avons pu nous entraîner aussi longtemps que nous le voulions ce samedi matin. Nous n'avons pas eu à faire un long trajet en bus, donc nous n'avons pas eu une journée mouvementée juste avant le match. Notre niveau de stress est toujours correct. Ce soir, nous nous réunirons à nouveau avec le groupe, tandis que demain nous verrons comment chacun s'y prend individuellement"

Nathalie Dumont, envoyée spéciale en Angleterre