Malgré son âge "canonique", Zlatan Ibrahimovic prolonge à l'AC Milan

Malgré son âge "canonique", Zlatan Ibrahimovic prolonge à l'AC Milan
©AFP

Une histoire sans fin: malgré son âge "canonique" (41 ans en octobre) et une convalescence qui va l'éloigner des terrains jusqu'au début de 2023, l'inoxydable Zlatan Ibrahimovic a prolongé lundi d'un an son aventure avec l'AC Milan.

"L'AC Milan est heureux d'annoncer le renouvellement du contrat de Zlatan Ibrahimovic jusqu'au 30 juin 2023. L'attaquant suédois continuera de porter le numéro 11", a annoncé le club lombard, dans un communiqué de deux petites lignes, quelque peu laconique.

Le redressement de l'AC Milan depuis deux ans doit pourtant beaucoup à "Ibra", revenu en 2020 sous la tunique rouge et noire avec laquelle il avait gagné le dernier titre de champion en date, en 2011, lors de son premier passage (2010-2012).

Malgré les doutes sur son état physique et un âge où la majorité des attaquants raccrochent les crampons, Ibrahimovic a pris en main une équipe milanaise en reconstruction, bâtie sur de jeunes joueurs, et a ramené de l'ambition dans le vestiaire en clamant depuis son arrivée qu'il voulait ramener au sommet il "Diavolo", le surnom du club.

"Quand je suis arrivé, une journaliste m'avait interrogé en me disant que les joueurs qui reviennent ne peuvent que faire que moins bien... J'avais répondu en promettant que je ramènerais Milan au top et qu'on gagnerait le scudetto. Certains riaient. Mais je suis là, champion", se souvenait-il en mai, au soir du titre remporté sur le terrain de Sassuolo (3-0).

"Pas dormi pendant six mois"

Ce rôle de leader - principal relais de l'entraîneur Stefano Pioli - est resté essentiel, même si le buteur passé notamment par l'Ajax Amsterdam, la Juventus, le FC Barcelone, le Paris SG ou encore Manchester United, a finalement peu joué la saison dernière, handicapé par plusieurs blessures aux tendons d'Achille et un genou gauche douloureux.

Dès la fin de la saison, souffrant et frustré par un temps de jeu trop court, il est passé sur une table d'opération pour reconstruire son ligament croisé antérieur, opération devenue indispensable après des mois de calvaire.

"Genou gonflé pendant six mois. (...) J'ai subi plus de 20 injections en six mois. On a dû m'assécher le genou une fois par semaine pendant six mois. J'ai pris des antidouleurs tous les jours pendant six mois. Je n'ai presque pas dormi pendant six mois à cause de la douleur. Je n'ai jamais souffert autant, sur et en-dehors du terrain", racontait-il en mai après son opération.

Et tant pis si cela va le tenir éloigné des terrains pendant sept à huit mois, estimation de la durée de la convalescence.

Une précédente intervention, en juin 2021, lui avait fait manquer l'Euro avec la Suède et avait déjà perturbé son début de saison.

Salaire en baisse

L'espoir du "quadra" est de redevenir utile sur le terrain, lui qui n'a trouvé qu'une fois le chemin des filets en 2022 (le 9 janvier contre Venise).

Si Milan lui offre bien volontiers une année supplémentaire, au vu de ses états de service, son salaire a été largement revu à la baisse et comporte de nombreuses parts variables due à ses participations et performances la saison prochaine, selon la presse italienne.

Et pour épauler Olivier Giroud en pointe, le club s'est renforcé début juillet avec l'acquisition du Belge Divock Origi.

Avec cette prolongation, Ibrahimovic retarde un peu plus le moment de raccrocher les crampons pour ensuite, selon certains médias, se reconvertir comme dirigeant chez les Rossoneri. Lui qui, en mars, avait confié sa "panique" d'arrêter le football: "Je sais que j'aurais d'autres possibilités, mais cette adrénaline que j'ai sur la pelouse je ne la trouverai nulle part ailleurs".

Et si c'est encore en spectateur qu'il va suivre la première moitié de la saison, il compte sur ses partenaires pour avoir encore des choses à gagner en 2023. Un nouveau titre collectif voire un record individuel, celui du buteur le plus âgé en Ligue des champions, pour peu que les Rossoneri passent l'hiver en C1.