Va-t-on voir de plus en plus Kevin De Bruyne sur le banc de Manchester City ?

Kevin De Bruyne reste un élément clé de Guardiola. Mais le nombre de matchs pousse le coach espagnol de Manchester City à revoir ses options.

Gilles Joinau
Manchester City's Spanish manager Pep Guardiola (C) speaks with Manchester City's Belgian midfielder Kevin De Bruyne (L) and Manchester City's Dutch defender Nathan Ake (R) during the English Premier League football match between Manchester City and Wolverhampton Wanderers  at the Etihad Stadium in Manchester, north west England, on January 22, 2023. (Photo by Paul ELLIS / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE. No use with unauthorized audio, video, data, fixture lists, club/league logos or 'live' services. Online in-match use limited to 120 images. An additional 40 images may be used in extra time. No video emulation. Social media in-match use limited to 120 images. An additional 40 images may be used in extra time. No use in betting publications, games or single club/league/player publications. /
Pep Guardiola parle tactique avec Kevin De Bruyne et Nathan Aké. ©AFP or licensors

Sur le banc face à Tottenham, Kevin de Bruyne était de retour dans l’équipe contre Wolverhampton. Et il a fait ce qu’il fait de mieux : distiller des caviars à ses coéquipiers. Encore et toujours. Forcément, un homme se régale plus que les autres sur le front de l’attaque en la personne de Haaland. Auteur d’un triplé, le cyborg a profité de cette offrande pour ouvrir le score.

Le plan de Pep Guardiola a donc fonctionné à merveille. Avec cette petite pige sur le banc, le maître à jouer a été piqué par le Catalan. Objectif : le remobiliser. Mission réussie avec cette 12e passe décisive en Premier League et la 17e toutes compétitions confondues. Ce qui fait de lui le meilleur passeur sur l’ensemble des cinq grands championnats européens.

En plaçant De Bruyne sur le banc face à Tottenham, Guardiola a envoyé un signal fort : “Nous manquons de passion, de feu et du désir de gagner”
JoueursClub - PaysAssistsMatchs
De BruyneManchester City - Angleterre1219
Kolo MuaniFrancfort - Allemagne1115
NeymarPSG - France1017
MessiPSG - France1015
KvaratskheliaNaples - Italie915

Pas de quoi satisfaire Pep Guardiola pour autant. L’ancien coach du Barça a assuré que voir KDB sur le banc pourrait se reproduire. Particulièrement lorsqu’il souhaite mettre un peu plus de poids à l’attaque des Citizens. “Comme chaque saison, nous avons beaucoup de rencontres”, a expliqué Guardiola en conférence de presse. “Parfois, nous avons besoin d’un autre type de joueurs aux positions offensives. Lors de certains matchs, nous manquons de joueurs dans la boîte et Kevin a un peu de mal à ce niveau.”

Face aux Londoniens, c’est Julian Alvarez qui a été choisi à la place du Diable rouge. Un profil très différent. L’Argentin évolue en tant que second attaquant et a tourné autour de Haaland. Une mission qu’il a remplie avec brio puisqu’il a sonné la révolte en réduisant l’écart à 1-2 pour finalement l’emporter 4-2. Preuve aussi que City peut gagner des gros matchs sans KDB dans le onze et que l’entraîneur dispose d’une autre corde à son arc.

Pep Guardiola peut-il vraiment se passer de KDB ?

S’il y en a bien un qui sait comment gérer Kevin de Bruyne, c’est bien Pep Guardiola. Après la rencontre face aux Wolves, l’entraîneur a aussi déclaré que “sa passe était fantastique”. Bref, il n’y a aucune inquiétude à avoir… même s’il ne faut certainement pas dormir sur ses lauriers.

La preuve avec Ruben Dias. Absolument incontournable depuis son arrivée en 2020, il a vu Akanji lui passer devant cette saison. Une surprise totale. Le Portugais a porté le brassard l’an dernier tandis que le Suisse a débarqué à la toute fin du mercato d’été. Certes, l’ancien défenseur du Benfica joue, mais son statut a été fragilisé. Ainsi, il n’est plus que le… treizième temps de jeu de l’effectif. Ce qui prouve une chose : Pep Guardiola n’hésitera pas à faire ses choix s’il estime que c’est mieux pour son collectif. Si la tactique l’exige, KDB se retrouvera sur le banc. “Avec Kevin, on s’attend toujours à ce qu’il donne des passes décisives”, a poursuivi Guardiola. “Mais combien d’offrandes ne sont pas converties ? Contre les Wolves, il a disputé 75 bonnes minutes. Mais il y a une grande compétition dans l’équipe et il faut continuer. Certains matchs requièrent des profils spécifiques et parfois, Kevin a un peu de mal.”

Guardiola veut faire tourner son effectif

Entre Pep Guardiola et Kevin De Bruyne, il s’agit d’une vraie histoire d’amour. “Depuis sept ans, nous nous connaissons très bien. Je sais quand Kevin est prêt et parfois pas. C’est normal”, a-t-il également déclaré pour le Manchester Evening News.

Le passif de Guardiola avec son joueur et ses statistiques poussent donc à l’optimisme. L’an dernier, Pep Guardiola avait été très intelligent dans la gestion du cas DB. Mauvais en début de saison et pas au point physiquement, le milieu n’avait joué que deux rencontres dans leur intégralité lors des seize premières journées.

Le Catalan lui a octroyé le temps de revenir. Avec le résultat que tout le monde connaît : KDB a été élu meilleur joueur de Premier League en étant repositionné en tant que faux neuf. Entre août et début décembre, il avait marqué 2 buts pour 0 assist. Il avait ensuite mis les points sur les i avec 13 buts et 8 assists lors des 20 rencontres suivantes.

Après son nouveau caviar contre les Wolves, John Stones a loué les qualités de son coéquipier. “Cela ne me surprend pas qu’il soit le meilleur passeur de la ligue et d’Europe”, a commencé l’international anglais. “Mais il ne faut pas sous-estimer sa qualité et cet exploit. Qu’importe où le ballon se trouve sur le terrain, il créera des occasions de but. C’est pourquoi il est un joueur de classe mondiale. Car il n’arrête jamais d’inventer des choses.”

Mieux que quiconque, Guardiola sait qu’une saison, c’est très long. Il aura donc bien besoin du Diable rouge pour remplir ses objectifs. La gestion de son maître à jouer sera donc capitale pour essayer d’enfin récupérer la Champions League. Un trophée qui lui échappe depuis la saison 2010/2011. Soit une éternité. D'autant plus qu'il y a également huit points à aller chercher sur l'impressionnant leader Arsenal en Premier League. Tout un programme où KDB aura un rôle central à jouer. Qu’il soit de temps en temps sur le banc ou pas.