Le Racing Genk ce soir à Sclessin, Zulte-Waregem mardi prochain au même stade Maurice Dufrasne, Charleroi sur le plateau du Mambourg le vendredi suivant: le Standard est-il fin prêt à négocier une nouvelle semaine infernale ?

«On doit l'être! » assure le mentor de l'équipe, Dominique D'Onofrio. «Nous sommes engagés dans une période de la saison où le calendrier ne nous accorde pas le temps de nous reposer sur nos lauriers. Mais, de grâce, ne gambergeons pas. Ne spéculons pas davantage. Ne nous absorbons que dans la préparation de ce choc contre le Racing Genk: il doit vraiment requérir toute notre attention.»

Les échos que propage le Fenixstadion répercutent une ambiance actuelle un peu délétère au Racing. Ils stigmatisent une réelle crise d'enthousiasme, admise, implicitement ou non, par les joueurs limbourgeois eux-mêmes.

Dominique D'Onofrio balaie encore ces insinuations d'un commentaire sceptique péremptoire: «On prétend le Racing en crise? Je parle par expérience: une équipe invitée à affronter le Standard... n'est jamais en crise. Au mieux, elle oublie, le temps d'une rencontre, qu'elle est confrontée à des problèmes de cette nature. Le Standard transcende toujours son adversaire. Croyez-moi: Standard-Genk ou l'inverse reste un authentique match du top. Il est toujours serré, implacable. A mes yeux, il équivaut à un Bruges-Standard. Dois-je vous rappeler que ce Racing- là a disputé la Coupe de l'UEFA cette saison? Vous souvenez-vous de quelle manière il s'est qualifié pour cette épreuve internationale? Ce choc recèle donc une saveur vraiment particulière. Pour le public aussi, il se révèle spécial. Je connais d'anciens supporters de notre club qui sont devenus genkois et inversement. Standard-Genk, c'est presque un derby, au même titre que Saint-Trond-Standard.»

Gare aux jeunes!

Cette semaine, c'est le Standard qui

ouvre donc le bal des trois grands. «Ce décalage perpétuel qui, personnellement, ne m'agrée pas vraiment ne constitue pas forcément un avantage, estime le coach liégeois. Une victoire insufflera évidemment une petite pression supplémentaire sur Anderlecht et Bruges. Mais pour prétendre infliger ce petit handicap à nos concurrents directs, nous devons, nous-mêmes, parvenir à muer en motivation supplémentaire la pression qui, évidemment, nous étreindra aussi.» Que faut-il craindre de Genk? «Je continue de me méfier de Vandenbergh. Kevin se fait oublier mais il trouve toujours aussi aisément le chemin du but adverse », prévient l'entraîneur du Standard.

«Il nous l'a encore rappelé à nos dépens. Je crains beaucoup aussi l'impact des jeunes Defour, Pocognoli et même Chatelle quand il monte au jeu: ils peuvent faire la différence à tout moment.»

LES ÉQUIPES PROBABLES

Standard: Runje, Onyewu, Costa, Sarr, Leonard, Geraerts, Dembele, Conceiçao, Niculae, Kovalenko, Tchite.

(Rapaic est suspendu. Eric Deflandre devrait être confirmé... sur le banc. Conceiçao pourrait débuter sur le flanc droit, en pendant de Niculae. Titularisé, Kovalenko évoluerait alors en pointe.)

Genk: Moons, Mikulic, Verdonck, Vandooren, Cornelis, Defour, Wamfor, Pocognoli, Chatelle, Engelaar, Vandenbergh.

(Bob Peeters est forfait. Est-ce la chance de Vandenbergh? C'est probable même si Stojanovic est réintégré. Mikulic revient également, après suspension. Soley est retenu par un deuil. Sigurdsson est incertain: souffre des ischios.)

© Les Sports 2006