Pour un gardien de but perfectionniste, toutes les victoires ne se valent pas. Silvio Proto a ainsi nettement préféré le succès forgé contre Westerlo à la victoire remportée contre le Cercle Bruges : "Il y a huit jours, j'avais encaissé deux buts. Contre Westerlo, j'ai réussi à préserver l'inviolabilité de mes filets. J'en suis doublement heureux. D'abord, parce que cette intransigeance donne confiance au reste de l'équipe tout en soulageant la défense. Ensuite, parce que j'avais besoin, sur le plan personnel, de signer une telle prestation."

Le gardien hennuyer analysait avec lucidité ses deux dernières prestations : "Contre le Cercle, j'ai conscience de m'être montré imparfait sur certaines prises de balle. J'avais manqué d'assurance. Ce n'était plus le cas contre Westerlo. Cette fois, je pense avoir bien accompli mon boulot."

Silvio Proto se réjouissait ainsi d'avoir été sollicité : "Je suis bien sorti et j'ai parfaitement négocié les ballons aériens. Il était important pour ma sérénité que je me prouve à moi-même que j'en étais redevenu capable."

Le dernier rempart du Sporting entend bien reproduire sa prestation, ce mercredi soir, à Gerland : "Lyon sera favori, c'est une évidence. Nous ne serons qu'outsiders. A la limite, nous n'aurons pas grand-chose à perdre. Etre favori ne représente pas toujours un avantage : la pression, c'est Lyon, bien davantage que nous, qui la supportera. Notre tâche première consistera à préserver le zéro but encaissé le plus longtemps possible. Pour les faire douter. Personnellement, je signe à deux mains pour un nul blanc."

Silvio Proto tend à minimiser l'absence, définitive, de Juninho, spécialiste des coups francs : "Lyon aura intronisé quelqu'un d'autre. Et puis, avec les ballons actuels, n'importe qui peut réussir un coup franc. Nous, nous avons Boussoufa pour ce genre d'exercice !"

© La Libre Belgique 2009