ÉCLAIRAGE

Quelques semaines après son équipe nationale, le football belge des clubs a achevé de se consumer sur le bûcher des Coupes d'Europe. 15 à 48! C'est le goal-average global qui atteste cette insuffisance caractérisée de nos ambassadeurs les plus qualifiés dans les diverses poules, de Ligue des Champions ou de Coupe UEFA. Nos quatre représentants ont disputé, en tout, dix-huit rencontres. Ils en ont remporté.... deux. Bruges excepté, ils ont encaissé en moyenne, peu ou prou, trois buts par match. Ils vont, vite, clore le chapitre.

Tireront-ils tous les enseignements de leurs déconvenues? Il n'est pas certain qu'ils jouissent tous des moyens, financiers et autres, d'inverser radicalement cette terrifiante tendance. Il est même à craindre que notre compétition de l'élite s'appauvrisse encore au second tour, anémiée par une nouvelle fuite des cerveaux, de plus en plus rares, qui l'égaient encore. Globalement désolant en Coupe UEFA, le Club Brugeois se raccrochera à son titre, très platonique, de champion d'automne, pour ne pas tout dilapider trop vite. Le calendrier lui est favorable: avant la fin du mois de mars, il aura disputé deux fois plus de rencontres à domicile, dans son bastion inébranlable, qu'il ne se sera produit en déplacement. Son nouvel objectif: maintenir, au pis-aller, son avantage de quatre points sur un Anderlecht qui aurait aimé, en allant gagner au Tondreau, revenir le titiller à une petite unité avant que le Club ne tente de se ressaisir contre Saint-Trond.

A Daknam, Charleroi scellera-t-il le sort de Franky Van der Elst, l'entraîneur en disgrâce de Lokeren? La Gantoise, à Westerlo, cherchera, sans pression aucune, à s'accrocher à sa quatrième place, différant ainsi d'autant le nouveau retour potentiel d'un Standard qui, décidément, joue au yo-yo depuis plus de vingt ans. Les Standardmen auront-ils digéré leur dernière humiliation, dimanche après-midi, lorsqu'ils accueilleront un Ostende ébranlé par la démission de son bailleur de fonds? Ils y seront obligés, sous peine d'accuser plus gravement encore les séquelles d'une politique de recrutement abondante mais de nouveau sujette à caution. Plus que La Louvière, qui rentre dans le rang, c'est un Brussels toujours en ébullition qui pourrait réaliser la bonne opération de la journée contre un Mouscron aux abois sur le plan financier.

© Les Sports 2004