Cette fois, on y est. Milan Jovanovic fait ses adieux à la Belgique. L’attaquant, arrivé au terme de ses quatre années de contrat au Standard et qui a déjà signé à Liverpool, quittera Sclessin ce mercredi ou demain. Tout dépend de quand il aura sa voiture à disposition. Le Serbe s’en va comme il est arrivé : sur la pointe des pieds. Privé d’adieux lors du dernier match à domicile contre Genk, celui qui a marqué l’histoire du Standard dit au revoir à la Belgique. "Je pars en étant très fier", lance "Jova", qui résume son passage en Belgique en citant Jules César. "Veni, vidi, vici. Et vici, vici, vici Je le dis en italien car il y a beaucoup d’Italiens à Liège (sourire). J’ai gagné deux titres et deux Supercoupes avec le Standard, j’ai été élu Footballeur Pro et j’ai gagné le Soulier d’Or . Je ne suis jamais rassasié donc j’aurais voulu une Coupe de Belgique. On est passé tout près en 2007 lorsqu’on a perdu la finale contre le Club Bruges. Mais, soit, le bilan est déjà exceptionnel."

C’était une relation “win-win” : vous avez relancé votre carrière et le Standard a profité de vos qualités.

Je suis très reconnaissant envers le Standard. Le club m’a permis de m’affirmer et de devenir international, puis un des joueurs les plus importants de l’équipe nationale. Mais stats sont excellentes : buts, assists J’ai aussi vécu des moments spéciaux : quand j’ai jeté mes gants à terre, quand j’ai embrassé l’arbitre, quand j’ai fêté un but en sautant dans le public, quand j’ai fait des grandes déclarations Je suis impulsif et extravagant mais loyal et franc.

Vous êtes reconnaissant envers le Standard. L’inverse est-il vrai ? Vous n’avez pas eu droit à des adieux à Sclessin…

Ah Vous savez, je reste un gentleman. J’ai vécu quatre très belles années. J’ai beaucoup, beaucoup de souvenirs. Mais je ne veux garder que les bons. Les deux derniers mois ne doivent pas gâcher ma relation avec le Standard.

Le quart de finale en Europa League a-t-il sauvé la saison ou, là aussi, vous avez eu un goût de trop peu car tout le monde y a cru après le match aller ?

Je savais que ce serait très difficile après la défaite à Hambourg. Car cela nous obligeait à faire le jeu pour gagner le retour. Le Standard n’est pas capable de le faire sur la scène européenne. Surtout que Defour était absent. En face, il y avait Jarolim et Zé Roberto : ils ont l’engagement, la course et en plus ce sont des "maestros" Non, je n’ai pas de regrets en Coupe d’Europe. Hambourg était tout simplement plus fort. Etre arrivé jusque-là, en ayant éliminé Salzbourg et le Panathinaikos, c’était déjà exceptionnel. Je suis content d’avoir fait partie de l’équipe qui a écrit l’histoire du Standard.