Plus de trois mille kilomètres plus au sud, au Caire, Ahmed Hassan assurait la promotion de la candidature de la Belgique et des Pays-Bas sur le continent africain. Accompagné de Philippe Collin et d’Abdel Tantush, son bras droit à Anderlecht, Hassan expliquait à une gigantesque conférence de presse pourquoi les Belges et les Néerlandais méritent d’organiser le Mondial. La différence avec le point presse à la Fédération belge était flagrante.

Une quinzaine de caméras et presque 100 journalistes étaient sur place, comme l’ambassadeur de la Belgique. Hassan, quadruple vainqueur de la Can et meilleur joueur de la dernière édition, disait : "J’ai joué deux saisons à Anderlecht. Je connais la mentalité et les supporters belges. Je vais faire de mon mieux pour représenter de façon positive la candidature belge et néerlandaise. La Belgique mérite ce Mondial."

Philippe Collin, lui, expliquait qu’il n’avait pas opté pour Hassan comme ambassadeur après sa victoire à la Can. "Nous nous sommes déjà vus dans ce cadre à Bruxelles, il y a neuf mois", racontait-il, en distribuant des cadeaux. "Et nous n’avons pas seulement opté pour le joueur Hassan, mais également pour l’homme." Le joueur, lui, n’est pas sur le point d’arrêter sa carrière en équipe nationale. "C’est comme si j’avais les jambes d’un jeune joueur", dit le capitaine de 34 ans. "Alors, pourquoi devrais-je arrêter ?"