«Anderlecht, comme Troyes ou Sedan...»

Football

H.F.(avec BELGA)

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«Anderlecht, comme Troyes ou Sedan...»
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Non messieurs, l'avenir n'est pas rose du tout! Roger Vanden Stock, le président du RSC Anderlecht, a tenu des propos volontairement pessimistes, ou du moins extrêmement nuancés, lundi midi à l'occasion de la présentation de la saison 2001-2002 au Parc Astrid.

«J'ai encore ouvert des yeux comme des soucoupes samedi à Enschede lors de notre match amical contre Twente (2-5), qui dispose d'un magnifique stade flambant neuf doté d'un parking immense et désservi par une gare située juste en face», révéla-t-il entre autres. «J'avais déjà ressenti cela l'an dernier à Nimègue lors de l'inauguration des nouvelles installations de NEC. Pas moins de dix-neuf nouveaux stades sont ainsi récemment sortis de terre aux Pays-Bas, où l'aide des autorités publiques a sûrement été conséquente. On n'arrive même pas au chiffre dix chez nous, et il serait proche de zéro sans l'Euro-2000...»

INDUSTRIE À DEUX VITESSES

On imagine la situation financière de l'industrie du football belge si sa principale entreprise se dit gênée aux entournures après une fructueuse campagne européenne en Ligue des Champions, et les juteux transferts de Bart Goor (255 millions de FB), Jan Köller (435 millions de FB) et Tomasz Radzinski (300 millions de FB).

«Je lis depuis lors qu'Anderlecht est à présent richissime», sourit Roger Vanden Stock. «Dommage que ce ne soit pas vrai. Nous réussissons sportivement à concurrencer parfois les meilleures écuries européennes, mais pas au plan de la trésorerie. Là, nous sommes au niveau de Troyes et Sedan, des formations françaises aux petits moyens dans le cadre de leur championnat. L'apport actuel de la télévision ne représente pas 10% de notre budget, alors qu'il est de 50% en Premier League anglaise. La Ligue des Champions a rapporté près de deux fois plus au Bayer Leverkusen, qui n'a pourtant pas accédé au deuxième tour, qu'à nous (350 millions de francs belges). J'ai d'ailleurs fait des propositions à l'UEFA pour une répartition plus juste, mais vous pensez bien qu'elles ne bénéficieront pas du soutien incondtionnel des grands du G 14...Cela dit, on continue à se battre et à y croire. Le titre national demeure à notre portée, et je mise sur un beau parcours en Ligue des Champions, à condition d'y accéder. Mais cela nous obligera peut-être à céder encore nos meilleurs joueurs qui se seront illustrés. C'est la nouvelle règle du jeu, et on ne peut rien y faire pour le moment».

STOICA SOUS PRESSION

Reste le cas Stoica, invité à prolonger son contrat en ce début de semaine. Avec ce rappel à la clé: il n'y aura plus de tranfert possible pour un club étranger après le 31 août. «Je ne veux pas parler de menaces, mais nous allons lui mettre la pression. Cela fait deux mois que nous courons derrière lui!»

Explications: le Roumain est sommé de resigner au plus vite - et certainement avant le 1er

septembre, car la réglementation européenne en matière de transferts sera alors modifiée - sous peine de voir son statut de vedette pour le moins ébranlé.

«Jusqu'à présent, j'ai eu énormément de travail avec les transferts, mais Alin Stoica, c'est désormais ma priorité absolue, confirme Michel Verschueren.

© La Libre Belgique 2001

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