Franky Vercauteren l'a répété à de nombreuses reprises: le match amical de ce soir, contre le Real Madrid, n'est rien d'autre qu'un match de préparation pour le choc contre Bruges. Mais comment aborder une telle rencontre comme un simple match amical?

Inévitablement, on n'affronte pas les Cannavaro, Roberto Carlos, Beckham, Van Nistelrooy et autres Raul dans le même état d'esprit qu'une quelconque formation de D 1 belge... Depuis quelques jours, l'excitation est perceptible dans les vestiaires anderlechtois. Le match est devenu le sujet de conversation principal au point que Franky Vercauteren a dû remettre les esprits en place avant le déplacement à Westerlo. Le coach n'a pas changé de discours et n'est concentré que sur le sommet face à Bruges

«La rencontre au Real est une préparation idéale avant le choc de dimanche. C'est un excellent moyen de faire le plein de confiance avant de recevoir Bruges», confie Jonathan Legear. «Face au Real, ce sera un match d'exception. Tout le monde voudra jouer!» La détermination de défier les Madrilènes est encore plus forte chez les Argentins du Sporting car pour les Sud-Américains, le Real n'est pas un club comme les autres... «Le Real n'est peut-être plus la meilleure équipe d'Europe, car c'est bien Barcelone qui a gagné la C 1, mais le club madrilène reste un des plus grands noms du continent européen, remarque Lucas Biglia. Dans le onze de base des «Galactiques», il n'y a que des stars mondiales. Une véritable constellation d'étoiles. Affronter le Real, c'est un rêve. J'espère de tout coeur être sur le terrain pour pouvoir le réaliser.»

S'il est bien un mot que tous avaient sur les lèvres, il s'agit de rêve. «Quand j'étais enfant, j'étais un grand fan du Real Madrid», raconte Nicolas Pareja, qui a joué dimanche ses premières minutes en championnat de Belgique. «Je ressens une immense fierté à l'idée de pouvoir rencontrer ce club aujourd'hui. C'est un immense honneur pour moi, comme pour tous mes équipiers. Le Real est à mes yeux le club qui bénéficie de la plus grande aura en Europe. Mais malgré tout le respect que je voue aux Madrilènes, nous jouerons cette rencontre pour gagner!»

Retour de flammes?

Nicolas Frutos était le seul Argentin à ne pas attendre impatiemment la rencontre de ce soir. «Le Real est un grand club, au même titre que Barcelone ou Manchester. Mais pour moi, c'est une équipe comme les autres, affirmait le grand buteur du Sporting. C'est vrai, ce sera quelque chose de spécial d'avoir comme adversaire direct un gars comme Cannavaro mais ça ne m'émeut pas plus que ça. C'est peut-être parce que je n'aime pas les matches amicaux: je préfère les rencontres à enjeu. Ce sera surtout une occasion de combler nos lacunes avant de recevoir Bruges.»

Personne, dans la maison «mauve», ne voit d'inconvénient à affronter le Real à quatre jours du choc face au Club. Le séjour madrilène pourrait, pourtant, avoir une conséquence négative... en cas de lourd revers. Le Real ne lèvera pas le pied. Le trophée Santiago Bernabeu est traditionnellement l'occasion de présenter les nouvelles recrues «merengue» aux «aficionados» du Real. Face à un tel potentiel offensif, la défense du Sporting - qui n'a pas donné les meilleures garanties à Westerlo - tiendra-t-elle le choc?

© Les Sports 2006