En héritant du club grec du Panathinaikos en 1/8e de finale de la Coupe UEFA, Anderlecht peut encore rêver continuer son parcours européen même si le club grec est loin d'être le premier venu. Même si le club d'Athènes n'a plus remporté le titre de champion de Grêce depuis 1996, il s'est illustré fréquemment ces dernières années en Ligue des Champions, atteignant même les quarts de finale l'année passée.

Les verts et blancs sont souvent intraitables dans leur stade (Apostolos Nikolaides, 16.730 places) et peuvent se reposer sur une équipe stable entraînée par l'Uruguayen Sergio Markarian. Invaincue en UEFA cette saison, l'équipe encaisse peu (8 buts en 10 journées de championnat en Grèce) grâce à une défense expérimentée: le Danois René Henriksen (33 ans), le Croate Daniel Saric (30 ans) et le Grec Leonidas Vokolos (32 ans).

Mais si la défense encaisse peu, l'attaque marque également peu. Animée par le Polonais Emmanuel Olisadebe et par le vétéran polonais, meilleur marqueur de l'histoire du club, Krzysztof Warzycha, l'attaque n'a inscrit que 12 buts en championnat. Contre le Slovan Liberec au tour précédent, la délivrance est venue de Panagiotis Fyssas, un défenseur. Mais poussé par son public, les Grecs peuvent se survolter comme en témoignent les 4 buts inscrits à Fenerbahce au 2e tour.

Anderlecht avait déjà rencontré le Panathinaikos, en 1991-92, dans les prémices de la Ligue des champions et les deux matchs s'étaient soldés par un 0-0 et en 1994-95, le club grec s'était fait éliminer par le Club de Bruges lors du 2e tour de la Coupe des Coupes (1-0, 0-0).

Anderlecht peut cependant encore rêver aux quarts de finale. Les Mauves pourraient alors retrouver le FC Porto, deux ans après avoir bouté les Portugais hors de la Ligue des Champions.