Un ballon crevé peut rebondir. La preuve en a été donnée hier par le comité d'appel de foot rémunéré qui a réformé la décision de la CCA (commission centrale des arbitres) et a décidé que la rencontre Anderlecht - La Louvière devait être rejouée.

Le Sporting examine la possibilité d'aller en évocation. Si le jugement est cassé (uniquement pour faute de procédure ou élément nouveau), l'affaire sera rejugée par une autre chambre du comité d'appel. S'il y a confirmation, il restera à la commission du calendrier à trouver une date pour une nouvelle confrontation Anderlecht-La Louvière au parc Astrid.

Sur quoi s'est basé le comité d'appel? Sur le fait qu'il était irréfutablement établi que le ballon du match ne répondait plus aux prescriptions du règlement, fait que l'arbitre n'a pu constater qu'au moment où il fut en possession du ballon (après le but de Baseggio) et non pas au moment du tir au but.

L'arbitre a d'ailleurs fait remplacer immédiatement le ballon après avoir donné une carte jaune au joueur de La Louvière qui avait envoyé le «cuir» dans la tribune. Il n'a pas fait rapport à ce sujet, mais a indiqué à la CCA les réserves émises par la RAAL.

D'après les attendus, il s'est avéré par la suite que le ballon avait crevé avant d'entrer dans le but, comme en attestent les pièces présentées par La Louvière, dont des photos (extraites des images vidéo de la télé) et les déclarations de Baseggio. Anderlecht n'a pas contesté ce que les images de la télé confirment.

En validant le but, l'arbitre a commis une erreur d'arbitrage qui n'a rien à voir avec l'appréciation d'un fait, mais, à la question de savoir si les conditions techniques étaient encore réunies pour jouer, le ballon devant être conforme au même titre que la pelouse, les lignes, les buts, etc.

Ce jugement est un peu étonnant. Le terme «irréfutablement» dérange. Les pièces versées au dossier par le club du Tivoli constitueraient donc une preuve irréfutable. C'est de fait le cas si l'on prend en compte les images de la télé, mais celles-ci ne constituent pas une preuve en la matière (elles ne sont acceptées qu'en matière disciplinaire).

Le 15 février?

Anderlecht a six jours pour décider s'il va en évocation. S'il ne le fait pas, la Commission de Calendrier devra chercher une nouvelle date pour Anderlecht - La Louvière.

«Cela devrait être la première date libre après le délai de six jours», explique Pierre-Yves Hendrikx, président de la Commission. «Fin février, il y a un week-end de libre, mais pour la régularité du championnat, il vaudrait mieux jouer en semaine, plus tôt en février. Nous attendons des propositions des clubs concernés.»

A première vue, le mardi 15 février semble la première date libre, même si, en principe, Anderlecht joue au Lierse le vendredi 18...

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