Cela pourrait sans doute ressembler aux travaux herculéens si le nombre de douze ne menaçait pas d’être rapidement dépassé.

A peine revenu de vacances, le manager anderlechtois Herman Van Holsbeeck doit déjà replonger les mains et les pieds dans le cambouis et s’attaquer au plus lourd chantier de son été : celui du dégraissage. Avec un noyau farci de 45 joueurs, le Sporting se voit en effet forcer de passer son effectif au sèche-linge avant la fin du mercato d’été.

En reprenant la tête du vestiaire mauve, John van den Brom avait modestement lancé qu’il ne comptait pas travailler avec plus de vingt joueurs. Autant dire qu’une vingtaine d’Anderlechtois seront, pour les prochains mois, priés de se trouver un nouvel employeur.

Autour de certains noms, le doute ne vient même plus rôder. Seck, Diandy, Veselinovic, Chavarria ou Badibanga n’ont plus aucun avenir au Parc : leur transfert définitif permettra déjà à la direction mauve de s’éponger. Derrière eux, une armée de jeunes joueurs sait pertinemment que la saison à venir ne sera pas (encore) la leur. Verboom, Baras, Garcia-Calvete, Yala-Lusala, Sterckx, Djellal, Aoulad, Bouhna, Kabasele n’ont pas encore creusé leur tombe à Anderlecht mais un prêt se dessine comme la solution rêvée.

Reste un paquet de joueurs encore coincés dans la salle de délibérations. Des Lukaku, Tarfi, Godeau, Vervoort, Mbenza, Marecek, Iakovenko, Reynaldo, Bruno, personne ne connaît encore l’horizon et les débouchés.

Entre Herman Van Holsbeeck et John van den Brom, une discussion à portes fermées devrait encore se prolonger aujourd’hui. Le temps de voir le diagnostic sportif et le bulletin financier se croiser.

En réalité, les deux hommes butent chacun sur un problème particulier. Le coach néerlandais rêve d’accorder une chance aux jeunes mais les joueurs "vedettes" n’ont pas quitté le terrain anderlechtois contrairement à toutes les rumeurs lancées avant l’été. Ballotté entre stars et espoirs, VDB reste confronté à un choix sportif.

Sur le bureau d’en face, Herman van Holsbeeck doit impérativement alléger la masse salariale du club. Anderlecht doit vendre et les éventuels acheteurs entendent en profiter. La loi de l’offre et de la demande n’a en effet jamais épargné le monde du football. Face à un Sporting vendeur, les "petits" attendent sagement de voir les prix baisser