Après les étoiles de la Ligue des champions, le Sporting d'Anderlecht s'apprête à redescendre sur terre : les Mauves affrontent Dessel, ce samedi soir, dans le cadre de la Coupe de Belgique.

"Nous n'aurons aucun problème pour nous motiver, assure Anthony Vanden Borre. Au contraire : nous avons encore tous en mémoire l'élimination contre Geel de la saison dernière et nous ne voulons pas revivre cela. Nous voulons à tout prix passer ce tour et même mieux : gagner la Coupe est devenu l'un de nos objectifs. Cette saison, nous voulons tout prendre !"

"Je suis devenu plus adulte"

L'affaire Hassan a fait beaucoup de bruit dans les vestiaires cette semaine : le joueur, qui avait avoué son incompréhension quant aux choix de Franky Vercauteren au soir de la défaite face au Milan AC, a immédiatement été rappelé à l'ordre par la direction bruxelloise. Anthony Vanden Borre, fougueux de nature, préfère pourtant calmer le jeu : "Moi, quand j'ai dû m'asseoir sur le banc, je ne me suis jamais plaint. Hassan doit faire la même chose : à force de travail, sa chance viendra, car c'est un joueur de qualité. Akin et Legear sont dans le même cas. Je ne cesse d'ailleurs d'encourager ."

Vanden Borre aurait-il gagné en maturité ? Les nombreuses critiques qui ont plu sur sa personne ces dernières semaines l'y ont peut-être aidé. Les détracteurs d'Anthony lui reprochent son inconstance : il peut réaliser une prouesse technique juste avant de perdre la balle stupidement. "Je pense que les gens ne se rendent pas toujours compte des kilomètres que je parcours sur mon flanc pendant 90 minutes ! Parfois, quand je suis à bout de souffle, je perds le ballon, c'est normal. Ça ne va certainement pas m'empêcher de tenter un dribble sur l'action suivante s'il le faut. Toutes ces critiques, je les ai acceptées, car je suis devenu plus adulte. Des erreurs, j'en ferai encore. Et quoiqu'il arrive pendant un match, je ne lâcherai jamais, c'est dans mon caractère."

En quelque mois, le discours de Vanden Borre a changé. Durant l'entretien, il se confie, posément, avec une certaine retenue. Une question délicate arrive alors sur le tapis : "Avez-vous fréquenté le psychologue durant votre période difficile en début de saison ?" Avant même que Vdb ait le temps d'ouvrir la bouche, le responsable de la communication du Sporting interrompt l'entretien : "Il ne répondra pas à cette question". Vanden Borre a grandi, mais il a encore besoin d'être protégé.

© La Libre Belgique 2006