Que vaut vraiment l’Hajduk Split, l’équipe qu’affrontera Anderlecht jeudi dans une rencontre déjà capitale pour sa survie européenne ? Pas grand-chose, si l’on se base uniquement sur son match de samedi soir ! Opposé à Varazdin, une équipe correcte mais pas non plus exceptionnelle, le futur adversaire des Mauves l’a emporté pour conserver son leadership, mais a signé une prestation très moyenne

Un verre d’alcool à la main, une allure de vieux briscard. Malgré la piètre prestation de son équipe samedi soir, Stanko Poklepovic, le coach de l’Hajduk, s’est fait un plaisir de nous accorder un entretien après le match. "On n’a pas fait un bon match, c’est clair, confiait-il, sourire aux lèvres. Varazdin nous a surclassés dans l’entrejeu et nous a, par moments, donné une leçon de football."

Pas vraiment rassurant avant un match européen ! Mais Pklepovic ne s’en fait pas. "Après la pluie, le beau temps", insiste ce baroudeur de déjà 72 ans, qui a parcouru les bancs aux quatre coins du globe. "Ce match était une exception : notre début de saison est bon."

Mais les Croates ont raté leur entrée en matière en Europa League, à Athènes : ils ont été battus 1-3. "Pourtant, on devait s’imposer là-bas. Mais on a payé notre inexpérience. Mon équipe est très jeune : la plupart de mes joueurs ont 21 ans. Et elle n’a pas la classe de la génération des années 80, avec notamment un joueur que vous connaissez bien en Belgique : Luka Peruzovic."

Poklepovic a en effet été l’entraîneur de Peruzovic, quand celui-ci était revenu à l’Hajduk, en 1986. Depuis, le club croate a perdu de sa superbe tout comme le Sporting. "Mais Anderlecht reste un grand nom en Europe. Cette équipe a de la qualité. J’ai appris tout ce que je devais savoir. Un joueur comme Lukaku est un très bon attaquant, mais il existe des moyens pour le rendre inoffensif "