Anderlecht s'incline au Zénith (1-0)

Anderlecht s'incline au Zénith (1-0)
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Aurélie Herman avec Belga

Publié le - Mis à jour le

Le déplacement à Saint-Pétersbourg revêtait une importance toute particulière pour Anderlecht. C'était en effet la première fois que Marcin Wasilewski recroisait le chemin d'Axel Witsel depuis le Classico de la honte. Le 30 août 2009, la carrière du back droit du Sporting était stoppée net par le Liégeois lors d'un match que personne n'a oublié. Encore moins le Polonais, victime d'une terrible blessure qui allait le tenir hors des terrains pendant des mois. Une épreuve aussi pour Witsel, qui se retrouvait dans la tourmente. Soudainement détesté, le petit prince de Sclessin découvrait les critiques et les insultes. Une épreuve qui l'a rendu plus fort, affirme-t-il.

Sportivement aussi le rendez-vous était immanquable. Les Mauves devaient s'imposer en Russie pour relancer leur campagne européenne. Troisième du groupe C, à 3 points du Milan AC et 5 de Malaga, le Sporting prenait le risque de se retrouver dernier en cas de défaite contre le Zenit. Le Zenit, une équipe qui porte bien mal son nom en ce moment. Un zéro pointé en Ligue des champions, une 4e place en championnat , à 5 points de l'Anzhi, l'équipe de Spaletti impressionne peu. Tout profit pour Anderlecht, qui comptait bien sur le déplacement en Russie pour se remettre de son cuisant échec face à Malaga. On se souvient que les Andalous avaient croqué Anderlecht 3-0 à Bruxelles.

Le rythme à l'anderlechtoise

On attendait également ce match pour découvrir ce que valait vraiment Dennis Praet. Titularisé par van den Brom, le jeune homme est le premier à se mettre en évidence. A la suite d'un beau mouvement, il centre mais aucun équipier n'est à la réception. Sous une pluie battante, le match est lent, le rythme peu soutenu. Kerzhakov profite de cette relative léthargie pour armer un beau tir à la 7e minute. Cela passe de peu à côté. Mais les Mauves sont prévenus. Ils doivent se méfier de l'avant-centre du Zenit. Peu avant le quart d'heure, Praet refait parler de lui. Il tente un une-deux avec Jovanovic. Le Serbe se retrouve seul devant Malafeev. Pas de chance, le Serpent croise trop sa frappe, qui lèche le montant du Russe.

Le Zenit aussi a des cartouches. L'une d'entre elles leur a coûté la bagatelle de 60 millions d'euros. Hulk sort les griffes à la 20e minute sur coup franc. Une frappe de mule qui passe un rien à côté. Anderlecht se crée une nouvelle opportunité à la 27e. Jovanovic, auteur d'un bon début de match, sert bien Guillaume Gillet. Mais ce dernier se montre trop altruiste et au lieu de saisir sa chance centre pour... personne ! Caramba, encore raté ! Et râlant, tant les Bruxellois dominent leur sujet. C'est sûr, il y a quelque chose à ramener de la cité de l'Ermitage !

T'es où, Dieu ?

En 2e mi-temps, Anderlecht se montre à nouveau offensif. Mais l'efficacité fait toujours défaut. Seul fait de match, l'énorme tacle de Praet sur Hulk à la 63e. Le Louvaniste n'hésite pas à se frotter à l'armoire à glace brésilienne. Pas impressionné du tout, le jeunot de 18 ans ! Tant mieux !

A le 69e, Bystrov manque complètement son tir. Pourtant, il avait le chemin du but ouvert. Moralité, si les Mauves galvaudent, le même constat s'impose pour les Russes. Mais rater un pénalty est nettement moins probable que de louper les quelques semi-occasions que se sont crées les Russes jusqu'à cette fatidique 70e minute. A 20 minutes du terme, Milan Jovanovic commet l'irréparable sur Anyukov. Une faute aussi stupide qu'inutile qui offre un pénalty au Zenit. C'est la consternation dans le camp mauve lorsque Kerzhakov le transforme deux minutes plus tard. Et la frustration lorsque dans la foulée, l'arbitre ignore cette phase litigieuse entre Lombaerts et Iakovenko dans le rectangle des Russes. Les Sportingmen ratent encore deux belles occasions d'arracher le nul à la 83e (frappe de Jovanovic) et à la 93e (De Sutter ne marque pas sur un beau centre de Molins).

C'est donc une nouvelle défaite pour Anderlecht, après la dégelée contre Malaga. Mais contrairement au match face aux Espagnols, les Bruxellois peuvent s'en vouloir. Ce satané manque d'efficacité coûte encore une fois de précieuses unités aux Mauves. Et surtout, il les mène à la dernière place du groupe. Désormais, Anderlecht ne compte qu'une maigre unité, glanée au Milan AC. Encore une rencontre que le Sporting aurait pu remporter. Le Zenit a 3 points, Milan 4 et Malaga 6. Si rien n'est mathématiquement joué pour Jova et les autres, la pression s'accentue fortement. Il faudra gagner le 6 novembre prochain au stade Constant Vanden Stock pour prouver que le club a sa place dans le grand bal européen. Ce sera contre... le Zenit !

Bram Nuytinck: "C'est une honte"

"Sur le coup franc, un de nos joueurs veut se mettre devant la balle mais il est repoussé. L'arbitrage aurait donc dû siffler une faute," estime Bram Nuytinck. "C'est une honte. On avait bien débuté et on jouait bien et puis on prend un but de cette manière. Je suis fâché car on sait tous que l'on pouvait obtenir plus. Je suis convaincu qu'ils sont à prendre à Bruxelles mais on aurait déjà dû le faire ici," a conclu le défenseur néerlandais.

Dennis Praet pense également qu'Anderlecht peut prendre des points le 6 novembre lors du match retour contre le Zenit. "Ils sont à prendre mais nous devrons à nouveau jouer de manière organisée," a expliqué le jeune milieu de terrain au micro de 2BE. "Notre organisation ici était très bonne et nous avons eu des opportunités pour marquer. Mais à cause d'un goal qui n'aurait jamais dû arriver nous laissons filer un point, voire trois. Cela me laisse un goût amer." Anderlecht est dernier du groupe C avec 1 point, Zenith en compte 3. Le leader de la poule, Malaga (6 pts) affronte le Milan AC, deuxième (4 pts), à partir de 20h45.

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