Dans la longue histoire européenne du Sporting d'Anderlecht, on ne trouve que trois traces de confrontations avec des équipes françaises. En Coupe des Coupes, les Bruxellois avaient pris la mesure de Metz en 1988; en UEFA, ils avaient éliminé Lens (la fameuse pierre de Munaron), en 1983, alors qu'ils avaient mordu la poussière face au PSG, (0-0 à Paris, 1-1 au Parc Astrid, via une tête de Kombouaré). C'était en novembre et décembre 1992, au troisième tour de l'épreuve.

Exactement dix ans plus tard, Anderlecht retrouve un club de l'Hexagone sur sa route: les Girondins de Bordeaux. Une formation qu'il n'a jamais rencontrée, mais où se sont expatriés plusieurs Mauves célèbres, de Scifo à Goethals, en passant par Lippens, Gudjohnsen et Vervoort.

De son côté, l'équipe bordelaise est désormais habituée à son rendez-vous annuel avec le football belge, puisque les Girondins ont éliminé le Lierse, voici deux ans, et le Standard la saison passée. Marius Trésor, responsable de la communication des Girondins de Bordeaux, se montrait satisfait par ce tirage au sort: `On aurait pu tomber plus mal. Anderlecht n'est plus la terreur d'autrefois qui a remporté plusieurs coupes d'Europe. L'équipe actuelle me semble moins forte et a moins de panache que celle championne de Belgique avec le Tchèque Koller ou le Canadien Radzinski. Hormis le gardien De Wilde qui s'est illustré par quelques toiles lors de l'Euro en 2000, on part un peu dans l'inconnu. Comme Bordeaux reçoit en premier, j'estime que c'est du 50-50...´

Potentiel offensif

Sur le papier, l'équipe d'Elie Baup a en tout cas fière allure, surtout au niveau offensif, avec une véritable armada constituée de Dugarry, le capitaine inamovible du club, Pauleta, le Portugais buteur vedette, Darcheville, venu cet été de Lorient, où il avait inscrit 19 buts la saison dernière et le jeune Feindouno, déjà auteur de quatre buts en Coupe de l'UEFA (Bordeaux a écarté les SLovaques de Puchov et les Suédois de Djurgarden). Ajoutez dans l'entrejeu Smertin, international russe, ainsi que le Brésilien Savio, venu en prêt du Real de Madrid, et vous aurez une idée du potentiel bordelais, orphelin depuis l'intersaison de Dhorasoo, retourné à Lyon, et de Christian, prêté à Galatasaray. Malgré cet effectif impressionnant, Bordeaux déçoit, depuis le début de la saison, dans la Ligue 1, avec une dixième place très moyenne après quatorze matches et déjà quatre défaites pour cinq victoires et autant de matches nuls. En outre, malgré ses talents offensifs, l'ancien club de Zidane et Lizararu n'a inscrit que quinze buts jusqu'ici.

Le mardi 26 à Bordeaux?

Après un mauvais mois de septembre, Elie Baup semble cependant redresser la barre et son équipe reste sur cinq sorties sans défaite. Ce soir, elle vivra un test sérieux, puisqu'elle se déplace chez le champion de France, Lyon, avant de recevoir l'Ajaccio de Laurent Wuillot la semaine prochaine.

Par ailleurs, Michel Verschueren, présent hier au tirage au sort à Genève, a reçu une proposition de Bordeaux pour avancer le match aller (au Parc Lescure) au mardi 26 novembre. Une proposition qu'Anderlecht accepte a priori (les Bruxellois jouent le vendredi 22 à Lokeren) mais qu'il compte monnayer. La décision finale tombera ce mardi, car en tout, cinq clubs français sont présents en Coupe de l'UEFA.

© Les Sports 2002