Match retour dévalué ce soir à Anderlecht? On peut le penser après la victoire (2-3) d'Anderlecht à l'aller. Mais pour les joueurs du Sporting, par contre, pas question de prendre Heusden-Zolder à la légère. «Certes, nous sommes en position de force, admet Zetterberg. Mais il faut rester vigilant et concentré. En foot, il n'y a pas de logique...»

Surtout que si Anderlecht continue d'accumuler les victoires, il y met rarement la manière ces dernières semaines. «On court toujours derrière notre meilleur niveau depuis la reprise, concède le médian du Sporting qui s'empresse d'ajouter que lui est en forme. Mais le point positif, c'est qu'on continue à gagner malgré tout. Ce sera l'objectif ce soir.»

Car cette compétition semble être la seule inconnue cette saison: contrairement au titre, qui se précise chaque semaine, il s'agit toujours d'un quitte ou double en Coupe: «C'est vrai que la situation est fort différente: en championnat, les autres équipes nous facilitent la tâche même si, avec 14 points d'avance, on ne doit plus regarder que dans notre assiette. En Coupe, par contre, il n'y a pas de cadeau.»

Et le Suédois de regretter le peu de succès que remporte la Coupe aux yeux du public: «Depuis que je suis revenu en Belgique, il y a de moins en moins de monde lors des rencontres de Coupe, regrette un des Suédois du Sporting. Il faut essayer d'y remédier. Je comprends que les gens ont peut-être autre chose à faire un mercredi soir et qu'ils préfèrent assister à des chocs, même si le charme de la Coupe, c'est de voir les petites équipes se qualifier aux dépens des favoris. D'une manière plus générale, il y a une chose que je regrette: c'est la Fan Card... Un père qui décide subitement d'aller voir un match avec son fils le dimanche ne peut pas entrer s'il n'a pas cette Fan Card. Cela ferme au lieu d'ouvrir les portes des stades de foot.»

«Jouer le plus longtemps»

Une chose est sûre, il y aura la grande foule si Anderlecht atteint la finale d'une compétition qu'il n'a plus remportée depuis 10 ans: «1994... c'est ma dernière victoire en Coupe après avoir échoué sur la deuxième marche du podium en 1993, avec Charleroi, contre le Standard. Depuis, j'ai encore perdu plusieurs finales: en 1997, contre Ekeren puis encore deux autres en Grèce. J'en perds donc plus que je n'en gagne...»

La tendance pourrait s'inverser cette saison. L'objectif est clair, de toute manière: Anderlecht veut réaliser le doublé. Avant de se remotiver pour un nouveau challenge: «L'an prochain, on essayera d'y ajouter un plus long parcours en Ligue des champions. On en avait déjà les moyens cette année. Avec deux ou trois renforts ciblés, on devrait pouvoir tenir plus longtemps sur les trois tableaux. Pas besoin de chambouler toute l'équipe. La base est là.»

Un avenir qui ne se fera plus éternellement avec Pär Zetterberg, même si le Suédois de 33 ans veut encore jouer le plus longtemps possible: «Tant que la santé le permettra et que je prendrai du plaisir. Ensuite, il est prévu que je reprenne d'autres fonctions dans la maison mauve... c'est pratiquement arrangé mais j'en dirai plus le jour où je rangerai mes crampons.»

© Les Sports 2004