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Football

Anderlecht veut réussir son entrée

Yves Taildeman

Publié le - Mis à jour le

Elle date du 25 novembre 2003, la dernière victoire (1-0) à domicile d'Anderlecht en Ligue des Champions. L'adversaire était Lyon, le nom du buteur, Tihinen. Le match d'après, le Sporting était à un poil de la qualification. Un penalty léger contre Zewlakow, à Munich, avait été fatal aux Mauves .

Depuis lors, Broos et Vercauteren n'ont connu que la galère, surtout à domicile. L'Inter (1-3), Brême (1-2), Valence (1-2), le Betis (0-1), Liverpool (0-1) et Chelsea (0-2) : tous, ils avaient montré au Parc Astrid ce qu'était le foot au sommet. Malgré la victoire sans aucun enjeu au Betis (0-1, but de Kompany), le bulletin du Sporting est inquiétant : 3 sur 39.

"On ne vit pas avec le passé ", dit Franky Vercauteren. Et il a raison, ne fût-ce parce que l'équipe actuelle est totalement différente de celle de la saison passée. Du onze qui va entamer la rencontre, quatre joueurs ont vécu le traumatisme d'il y a un an: Vanden Borre, Deschacht, Vanderhaeghe et Goor. Les autres - Boussoufa, Hassan, Biglia, Tchite - sont venus à Anderlecht sans complexes, que du contraire. "Ce n'est pas un désavantage qu'ils n'ont presque jamais joué la , confirme Franky Vercauteren. Ils ont une énorme faim."

On le sait, Anderlecht s'est mis à rêver depuis le tirage au sort. Surtout le président Vanden Stock qui voit déjà son équipe au second tour. Mais sans critiquer son patron, Vercauteren n'a cessé d'avertir les rêveurs. "On a le potentiel pour atteindre le second tour mais on doit le montrer sur le terrain, lâche-t-il. La saison passée, on savait qu'on terminerait 3e ou 4e. Maintenant, on parle de la 2e ou 3e place mais tout le monde oublie la 4e place."

Ce soir à 22 h 30, on en saura beaucoup plus, après le premier examen. Vercauteren s'est fâché en lisant et entendant que le Losc n'était pas une grande équipe. "Moi, je dis que c'est un adversaire très embêtant , dit-il. À la limite, c'est plus facile de jouer contre le Real que contre Lille. Le Real songe surtout à attaquer, ce qui offre des espaces à l'adversaire. Non, notre match amical à Madrid n'est pas un point de repère. Lille est une équipe très forte, même si elle n'a pas de grands noms."

Sauf Odemwingie, qui a été testé par Anderlecht. réagit Franky Vercauteren, qui ajoute : "Il avait déjà du talent mais il a fait de grands progrès depuis lors."

Vercauteren: "Ne pas gagner n'est pas la fin du monde"

Pour beaucoup, Anderlecht - Lille est déjà un match clé. "Pas pour moi , indique Franky Vercauteren. Si on ne gagne pas, ce n'est pas la fin du monde. Et si on gagne, cela ne signifie pas que notre campagne est réussie. La qualification pourrait se jouer lors de notre dernier match, à domicile, face à Athènes."

Reste à savoir comment il faut aborder ce match piège. "Tout le monde met l'accent sur l'attaque mais il faut d'abord garder le zéro . Sans beaucoup de monde derrière le ballon, on risque d'avoir des problèmes. Avec un ou deux buts encaissés, on ne gagne pas en C1. Mais j'ai confiance. Cela peut être une bonne chose de ne pas avoir gagné à Mouscron. J'ai vu aux visages des joueurs qu'ils voulaient se remettre en question."

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