ENVOYÉ SPÉCIAL À LYON

Ils avaient quitté la Ligue des Champions par un match nul sans importance face à l'AS Roma, en octobre 2001. Ils retrouvent la compétition la plus recherchée d'Europe, avec ses paillettes et ses gros sous, ce soir, au stade Gerland.

«C'est réjouissant, sourit Roger Vanden Stock dans le TGV entre la gare du Midi et Lyon-Part Dieu. Mais je n'oublie pas que nous sommes des petits Poucet. Dans le classement des 32 équipes de la Ligue des Champions, nous pointons à la 28e place... Etre là constitue déjà une réussite. Ceci dit, nous ne manquons pas d'ambition. La 3e place est notre objectif. Je ne veux pas le dire trop haut, mais je pense que nous disposons d'une bonne équipe...»

Il est évident qu'Anderlecht est sur le bon chemin. Il faut remonter loin pour retrouver une telle sérénité dans le groupe, dans le staff et parmi la direction. «Nous avons le vent en poupe et nos adversaires semblent en rodage. Finalement, la nécessité de devoir passer des tours préliminaires nous a peut-être fait du bien en nous obligeant à être prêts très tôt. Mais j'ai lu dans la presse que la saison dernière, Lyon était aussi dans le creux avant d'affliger un 5-0 à Rosenborg. Nous devrons livrer une prestation de haut niveau, mais je suis convaincu que c'est dans nos cordes. J'ai toujours dit et je le répète, que je nous donnais trois ans pour retrouver une formation du niveau de celle de Koller et Radzinski. Nous en sommes à la 2e saison, mais en avance sur notre plan de marche.»

En avance, certes, mais sans repères, aussi. Ce soir, il s'agira d'un véritable examen d'entrée pour Daniel Zitka et ses équipiers. «Je répète que la faiblesse de notre championnat nous pénalise, poursuit le président. Je plaide depuis des années pour une D 1 à 14 clubs, ce qui serait un coup de pouce à une qualité accrue. Mais j'ai l'impression de radoter...»

De Boeck ou Kompany?

Si Anderlecht se déplace en France avec une certaine décontraction, Hugo Broos a pris la mauvaise habitude de ne plus dévoiler ses batteries avant les rencontres d'importance. Ce soir, plusieurs doutes planent sur la formation bruxelloise qui entamera la rencontre: De Boeck ou Kompany? Le capitaine part favori. Zetterberg ou Mornar? Le Suédois devrait jouer pour renforcer l'entrejeu et soigner la possession de balle. Wilhelmsson ou Hendrikx? Le premier aurait dû être remplacé par Zewlakow, mais celui-ci doit reculer d'un cran pour pallier le forfait de Doll...

«Depuis que j'ai vu la cassette de Lyon-Auxerre, je me suis dit qu'on va gagner si les Français jouent de la même manière, sourit Broos. Mais je me méfie de leur réveil...»

© Les Sports 2003