ENTRETIEN

Est-ce qu'Anthony Vanden Borre sera suffisamment rétabli de sa mésaventure de Zulte-Waregem pour pouvoir jouer au Standard?

On le dirait.

Pour rappel, remplacé peu après l'heure de jeu suite à sa mauvaise prestation, VdB a craqué dans les bras de son entraîneur. Après le match, il avait refusé tout commentaire.

Alors, Anthony Vanden Borre, tout est-il digéré depuis samedi?

Oui, c'était juste un petit passage à vide. J'étais fort déçu par rapport à ma prestation. Je passe une période difficile que j'espère surmonter au plus vite. Aujourd'hui, à l'entraînement, je n'ai déjà plus songé à ce qui s'était passé à Waregem. J'ai retrouvé mes sensations.

Est-ce que vous étiez perturbé par d'autres problèmes? Votre contrat toujours pas signé, par exemple?

Non, pas du tout. C'est vrai que mon erreur contre Chelsea m'avait fort déçu mais ici il ne s'agissait que de ce match. Cela doit avoir été une des plus mauvaises prestations de ma carrière. J'ai raté des passes, manqué des contrôles, j'ai fait des mauvais choix.

Est-ce que les critiques par rapport à votre coiffure ne vous ont pas perturbé?

Pas spécialement. Mais c'est vrai que cela m'a très fort embêté d'entendre parler de ça.

Pour éviter tout malentendu: vous n'en vouliez pas à Franky Vercauteren qu'il vous ait remplacé?

Pas du tout! Que du contraire, il m'a consolé, comme tous les autres.

Comment ont réagi vos amis et votre famille?

Mon père ne s'y connaît pas en foot mais il m'a dit que ce n'était pas grave. Mes potes, eux, ne le savaient même pas. Ils n'avaient pas vu le match et ne l'ont appris qu'en regardant les images à la RTBF par après.

Vous avez aussi vu les images?

Non, et elles ne m'intéressent même plus. Je sais comment j'ai réagi.

On ne savait pas que vous étiez si émotif, Anthony. On vous croyait je-m'en-foutiste...

Ah! Vous voyez comme on peut se tromper. Les gens ont une fausse image de moi. Vous voyez que je suis un être humain comme les autres, avec un coeur comme tout le monde! On n'aurait pas dit que j'étais un garçon sensible, hein?

Est-ce que les autres vous en ont encore parlé à l'entraînement?

Non, ils m'ont laissé tranquille. Je suis grand assez.

Vous allez prendre votre revanche au Standard.

(Rires) Ce serait une des solutions, évidemment. Mais il ne faut pas parler trop vite...

© Les Sports 2005