GELSENKIRCHEN Sven Vermant a la grimace des mauvais jours. Le médian défensif de Schalke a plutôt mal pris son éviction du groupe des Diables qui effectuera le déplacement en Espagne, samedi: à 31 ans, il a décidé de renoncer à l'équipe nationale: « À mon âge, je tiens à mon honneur...»

Le paradoxe est complet pour Vermant: il est oublié par Anthuenis au moment où il retrouve de la crédibilité chez les Konigsblauen: «Quand Juup Heynckes était notre entraîneur, je jouais presque tout le temps. Il a démissionné il y a deux semaines et j'ai perdu ma place. Mais depuis l'arrivée de Ralf Rangnick à la tête de l'équipe, les choses vont mieux pour moi.»

L'ancien Brugeois a ainsi disputé toute la rencontre de Coupe Uefa qui a vu les Allemands l'emporter à Ljepajas (0-4). Le médian pouvait donc s'attendre à être dans l'équipe de base hier, face à Bochum. Mais, comme si un malheur n'arrivait jamais seul, il est resté sur le banc...

Vermant a du mal à comprendre la décision d'Aimé Anthuenis: «Il y a des joueurs dans la sélection qui, dans leur club, jouent moins que moi. C'est clair: le sélectionneur national n'a pas confiance en moi. Dommage...» Revenu dans le groupe des Diables en avril après deux d'absence, le médian ne pensait pas être à nouveau évincé: «À mon retour en avril, Anthuenis m'a dit que c'était une erreur de m'avoir laissé si longtemps sur le côté. Des joueurs plus expérimentés sont nécessaires pour apporter aux plus jeunes la dose de confiance nécessaire. Cela s'était bien passé aux Pays-Bas et en Norvège. La Belgique devra, sans aucun doute, jouer de la sorte en Espagne.»

À moins qu'il ne revienne sur sa décision, le compteur de Vermant s'arrêtera donc à 18 capes :. «C'est un bon bilan. Après huit ans au Club Bruges et quatre saisons à Schalke, je ne peux pas me plaindre de ma carrière.»

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