Hier, à l'issue du dernier entraînement à Crainhem, la délégation belge a pris le bus en direction d'Oisterwijk, lieu de villégiature d'Anderlecht pendant l'été, au sud des Pays-Bas. C'est là que les Diables Rouges prépareront leur dernier rendez-vous de la saison. Aimé Anthuenis n'a pas officialisé son onze de base, mais le suspense est ténu. En réalité, seules les positions de gardien de but et d'arrière gauche ne sont pas encore tout à fait définitives. «Les gardiens joueront chacun une mi-temps. J'attends le dernier entraînement pour communiquer ma décision. A gauche, Dheedene et Deschacht restent en balance.»

Pour le reste, on retrouve Simons, remis de sa grippe, Kompany et Deflandre derrière, un entrejeu de trentenaires et à vocation défensive avec Bisconti, Clement, Vermant et Goor et un duo Mbo Mpenza-Buffel en pointe. Sur le papier, on ne retrouve que deux ou trois changements par rapport au dernier match (De Vlieger, Sonck et peut-être Deschacht quitteront l'équipe), mais dans la philosophie, c'est un frein certain au rajeunissement des derniers mois, avec Baseggio et Pieroni laissés une fois encore sur le banc.

«Ce n'est pas une marche arrière, rétorque le coach fédéral. Beaucoup disent que je change trop et se demandent où je vais, mais pour moi, c'est clair: je ne vois pas beaucoup de différences dans mon noyau. Depuis mon arrivée, je compte sur une douzaine d'éléments d'expérience, comme Simons, Sonck ou Clement, et j'incorpore une douzaine de jeunes, de Walasiak à Kompany, de Vanden Borre à Vandenbergh. Et je fais mes choix selon l'état de forme, la complémentarité, etc. Mais les grandes lignes sont les mêmes depuis le début!»

«Moi, hautain?»

N'empêche: le onze aligné demain soir ne prépare pas vraiment la rencontre contre la Lituanie du mois de septembre. Il a surtout pour objectif d'éviter une raclée. «Tenir compte des qualités de l'adversaire n'est pas une honte. Surtout quand l'adversaire s'appelle la Hollande...»

À ce propos, Anthuenis est revenu hier sur les déclarations d'Advocaat à son propos. Le sélectionneur néerlandais avait fustigé le discours des Belges après le nul (1-1) du stade Roi Baudouin au mois d'août dernier. «En 25 ans, je n'ai jamais manqué de respect à un adversaire. En outre, je répète que les Pays-Bas sont les favoris de l'Euro 2004. Mais bon, que des Hollandais nous traitent de hautains, c'est peut-être une première. D'habitude, ils parlent des petits Belges complexés...»

© Les Sports 2004