Alors que tout le monde est convaincu qu'un nouvel entraîneur fédéral devra essayer de qualifier l'équipe nationale pour l'Euro 2008, Aimé Anthuenis, lui, ne semble pas de cet avis. En effet, depuis le 8-0 du 7 septembre contre Saint-Marin, Anthuenis fait comprendre ici et là qu'il ne dirait pas non à un nouveau contrat comme entraîneur des Diables Rouges. Son contrat actuel se termine début juillet 2006, à la fin de la Coupe du Monde. Aimé Anthuenis n'a pas encore posé officiellement sa candidature mais son message à la Commission technique du 8 septembre était clair. Dans son discours, il a expliqué qu'il avait livré du bon travail, et que les résultats décevants étaient dûs au nombre effrayant de blessures et à la méforme de plusieurs joueurs importants en début de campagne. Il a aussi répété - et il n'a pas tort - que les joueurs étaient toujours derrière lui. Sa conclusion étant qu'il envisageait de se succéder, mais qu'il s'inclinerait devant la décision prise par les patrons de l'Union belge.

Aucun membre de la Commission technique n'a réagi aux propos d'Anthuenis, et le point n'a pas été mis à l'ordre du jour du Comité Exécutif du lendemain. La quasi majorité des décideurs est contre un renouvellement de contrat, et trouve même qu'il doit être remplacé au plus vite s'il ne qualifie pas la Belgique pour la Coupe du Monde 2006. Ce n'est que si le miracle se produit qu'Anthuenis pourra éventuellement renouveler son contrat. Mais personne ne tient vraiment compte de ce scénario. Que du contraire, les noms de successeurs circulent avec insistance.

Les deux candidatures les plus concrètes semblent être celles de René Vandereycken et de Marc Wilmots. La décision ne tombera qu'après la Lituanie...

© Les Sports 2005