NICE Il n'a finalement pas réussi à faire fléchir le coach de Nice, Frédéric Antonetti. Roberto Bisconti, 32 ans, n'a disputé cette saison que 538 minutes en 8 matches. Pourtant, le Liégeois était remis d'une blessure à la malléole. «Je suis très amer et même dégoûté! lâche-t-il. Mais cela se passe comme cela dans chaque club. C'est le choix du coach. Je ne peux pas l'expliquer car... je ne l'ai moi-même pas compris, alors que je disputais une bonne saison jusqu'à ma blessure. Antonetti n'a jamais été correct avec moi. J'aurais préféré qu'il ne tourne pas autour du pot...»

En fin de contrat chez les Aiglons, Roberto Bisconti va donc chercher fortune ailleurs, même s'il souhaite venir s'établir à Nice à la fin de sa carrière («ici, c'est le paradis»), dans la maison avec piscine qu'il a achetée. «Je ne suis pas amer par rapport au club», rectifie le milieu de terrain. «Tout s'est bien passé jusque-là (NdlR: son entraîneur lui disait qu'il était sur le terrain ou dans la tribune). Ma blessure m'a coûté cher. Je ne faisais visiblement pas partie des plans d'Antonetti, ce que m'a confirmé le président. C'est un peu petit. Il aurait au moins pu me laisser ma chance.»

La semaine dernière, Roberto Bisconti a eu l'occasion d'enfiler la vareuse de Nice pour disputer une rencontre amicale face au mondialiste ghanéen. Les Azuréens se sont imposés (3-0), et l'ancien joueur du Standard, de Monza, de Charleroi, d'Aberdeen et du Rapid Bucarest a inscrit le deuxième but des siens. Histoire de prouver aux recruteurs potentiels qu'il n'a pas perdu ses mo- yens. «Je suis très bien rentré lors de cette rencontre. Les supporters se demandent même pourquoi je ne jouais pas. Physiquement, je suis à 100 %. J'ai mon poids de forme et je joue facilement. Je reviens bientôt en Belgique pour enlever une plaque. C'est frustrant pour moi mais Antonetti a fait son choix. Il faut accepter. Deux ou trois autres joueurs sont dans mon cas et auraient mérité de plus jouer.. Le foot n'est décidément pas logique.»

«Je rencontre un club cette semaine»

Roberto Bisconti ne devrait pas avoir de problèmes à se trouver un nouveau port d'attache. «Je rencontre un club cette semaine», annonce le Liégeois dont les vacances ont débuté hier matin. «J'ai des touches au Qatar mais rien d'officiel. Je prendrai ma décision plus tard. Si je reste en Europe, cela sera en France ou en Angleterre. Dans l'Hexagone, le championnat est relevé. Tu t'amuses. En Belgique, tu as quatre matches par an. Un entraîneur doit d'abord signer au Qatar, et je serai peut-être dans ses bagages. Si je n'ai pas de nouvelles d'ici trois semaines, je joue la sécurité. Toutefois, si une bonne offre intervient d'ici là, je n'exclus pas la possibilité de continuer en Europe un an ou deux...»

Roberto Bisconti n'a toujours pas digéré la fin de son épisode niçois. «J'ai encore la rage mais je suis un peu déçu», tonne celui qui n'a pas encore fait une croix sur les Diables Rouges. «Si tu es mauvais, c'est logique, tu acceptes la décision du coach. Le dernier mois, je l'avoue, j'ai lâché prise. Je tiens à signaler qu'Antonetti est un très bon coach. J'aurais beaucoup appris avec lui. C'est dommage. Au dernier entraînement, je lui ai quand même souhaité bonne chance pour la suite. Seulement il aurait pu faire mieux avec certains joueurs...»

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