Anderlecht n’a pas été mal loti en seizièmes de finale, même si son adversaire sera coriace : ce sera l’Athletic Bilbao. En huitièmes, l’adversaire sera le PSV ou Hambourg. Aussi bien en seizièmes qu’en huitièmes, le Sporting bruxellois jouera son premier match en déplacement.

Bilbao est septième de la "Liga". Le club a une identité très marquée : son équipe est exclusivement composée de joueurs basques. Avec le Real Madrid et le "Barça", Bilbao est le seul club à ne jamais être descendu en D2.

Les "Leones" sont aussi un très mauvais souvenir pour le Standard. En 2004, en C2, les Basques étaient venus s’imposer 1-7 à Sclessin. L’Athletic a, comme Anderlecht, son petit prodige : Iker Munian, attaquant de petit format, fêtera ses 17 ans ce samedi. Pour le reste, le Sporting devra se méfier du médian Javi Martinez (21 ans) et de Fernando Llorente Torres. Cet international, qui n’a rien à voir avec Fernando de Liverpool, a déjà marqué douze fois cette saison, dont six fois en "C2". Il est le meilleur buteur de cette compétition.

Bilbao n’est pas non plus inconnu pour Anderlecht : les deux clubs s’étaient affrontés au Portugal (2-2), fin juillet. Les Espagnols n’avaient pas fait forte impression. "Mais l’Athletic était à un mois de débuter sa saison, nous à quelques jours, se souvient Jacobs. Il ne faut donc pas tirer trop de conclusions de ce match. Le public là-bas est très chaud et c’est une équipe aux normes espagnoles. Et dois-je vous rappeler notre dernier résultat en Espagne ? Nous avions pris une leçon à Getafe. Malgré cela, j’estime que face à l’Athletic, c’est du 50-50."

Et pour parvenir à surpasser Bilbao, Anderlecht compte évidemment sur sa perle noire, Romelu Lukaku. Le jeune attaquant mauve a séduit l’Europe et anéanti Amsterdam en vingt minutes. Un succès que le manager du Sporting compte bien gérer au mieux, pour le club, et le joueur.

"Il y aura encore plus de demandes pour lui, prédit Herman Van Holsbeeck. On va donc encore plus le protéger, et être encore plus sévères."

Van Holsbeeck se réjouissait du bon bulletin de son joueur phare. "Nous stimulons les jeunes joueurs à aller à l’école. La majorité quitte l’école après quelques bons matches. Or cela signifie qu’ils ont vingt heures pour faire ce qu’ils veulent, puisqu’ils ne sont au club que quatre heures par jour. Nous préférons qu’ils étudient que de faire d’autres choses. C’est la raison pour laquelle nous encourageons d’autres à suivre des cours de langue."

Les grands clubs vont encore plus insister. "On fera tout pour le garder ici deux ou trois ans, répète Van Holsbeeck. On sentait que Kompany et son entourage voulaient partir, à la fin. Romelu sait que c’est mieux de rester. Dans un tout grand club, il serait le numéro 23 d’un noyau de 25. Ici, le projet des jeunes - Purple Talents - tourne autour de lui."