Oui, c’était une belle année pour Anderlecht. En 2010, après deux ans de frustration, le Sporting a retrouvé le plaisir de fêter un titre de champion. Il a aussi brillé en Europa League. Mais il y a aussi eu une sérieuse ombre au tableau...

Ariël Jacobs dresse le bilan : "Je suis très content de cette année si l’on excepte l’élimination contre le Partizan. Dans la première moitié de 2010, nous avons été sacrés champions et nous avons disputé des playoffs de bonne qualité. Cette saison, notre début de championnat fut également de bonne facture."

Le Sporting a pourtant connu pendant l’automne une crise comme Jacobs n’en avait encore jamais vécu depuis son accession au poste de T1, il y a un peu plus de trois ans.

"C’est vrai, nous avons connu dix jours difficiles avec nos défaites à Split, au Standard et au Cercle. Mais que sont dix jours, sur 365 ? Nous avons su riposter. En fait, seul le duel face au Partizan reste aujourd’hui une désillusion "

Le trésorier du sporting est du même avis : l’élimination a largement réduit la marge de manœuvre financière des Mauves Sportivement, les regrets sont d’autant plus grands que le Partizan a montré par la suite qu’il n’avait pas sa place dans le bal des champions : il n’a pas récolté le moindre point dans un groupe avec Arsenal, le Shakhtar et Braga. Anderlecht n’aurait pas fait pire.

En attendant de retrouver un club belge en C1, il faut se consoler avec l’Europa League. 2010 aura montré que cette compétition correspond davantage au niveau des clubs belges. Le Sporting a réussi à y éliminer Bilbao et à faire trembler Hambourg. Mais il n’a pas existé face au Zénith. Voilà un autre enseignement à tirer de 2010 : le fossé entre les grands d’Europe et les "grands" belges est devenu énorme.

Sur la scène nationale, par contre, Anderlecht se promène. De janvier à mai, il a vite tué le suspense que les playoffs avaient cru raviver.

Dès l’été, le niveau de jeu des Mauves a baissé d’un cran. Il a suffi d’un départ - celui de Jelle Van Damme - pour que tout l’équilibre vacille. Mais à force de patience, Anderlecht est monté en puissance. Ses transferts ont trouvé leurs marques et, depuis décembre, le Sporting fait à nouveau peur.

2011 confirmera-t-il cette tendance ? Premier élément de réponse le 23 janvier, avec un "Clasico" déjà très attendu.