"L’important, c’est samedi et mardi." Ariël Jacobs a bien tenté une pirouette en début de conférence de presse, il fut bien forcé de s’expliquer sur la superbe prestation de ses joueurs. "Après avoir vu les Turcs à l’œuvre contre le PSV, je m’attendais à affronter une équipe plus regroupée. Comme j’avais vu des tacles à hauteur de tête, je m’attendais aussi à des adversaires peut-être agressifs. Ce ne fut pas le cas. J’ai surtout vu que mes joueurs avaient faim. Leur enthousiasme ainsi que leur plaisir de jouer étaient communicatifs, constatait le "T1" mauve. La saison dernière, l’élimination contre BATE a laissé des traces pendant plusieurs mois. Je pense que les joueurs voulaient absolument éviter de revivre cela."

Outre l’envie, un autre moteur de la soirée réussie d’hier fut la prestation étincelante de Matias Suarez. "La saison dernière, il a connu toutes les mauvaises choses possibles : une arrivée tardive, une blessure, la recherche de son meilleur niveau Depuis peu, il est parvenu à saisir sa chance. S’il s’exprime mieux, c’est aussi grâce au travail invisible de tout un staff qui a tout fait pour que Matias se sente mieux ici."

L’entraîneur anderlechtois profita de l’occasion pour saluer l’attitude du public anderlechtois. "Il aurait pu adopter une autre attitude envers Van Damme suite à l’affaire que l’on a connue. Heureusement, vu l’importance du match, les supporters ont mis tout cela de côté et je dois les remercier pour cela."

Nicolas Frutos a, pour sa part, signé un retour remarqué, fort d’un assist et un but. Un retour qui lui tenait particulièrement à cœur : "Pendant mes huit mois de rééducation en Argentine, j’ai senti que mon lien avec Anderlecht était plus étroit que celui d’un couple normal. Vanden Stock et Van Holsbeeck sont pour moi comme des papas. Vous avez vu que j’ai embrassé mon écusson, après mon but ? C’est la première fois que je fais ça dans ma carrière." B.D.