Football Arjen Robben va jouer, samedi, son dernier match avec le Bayern Munich. Sa carrière, marquée par plus de vingt titres majeurs, a aussi été hachée par les blessures.

Arjen Robben est un artiste. Et un guerrier. Samedi, le Néerlandais jouera sa dernière finale de coupe d’Allemagne avec le Bayern Munich, mais il piaffe comme un junior à l’idée de porter encore une fois le maillot de son cœur. "Je ne reviens pas pour saluer le public, je veux aider l’équipe à conquérir des titres", a-t-il lancé mi-mai, après cinq mois d’arrêt pour des problèmes musculaires. Samedi dernier, il a marqué le cinquième but de la victoire (5-1) qui a donné au Bayern son septième titre consécutif. Son 99e but en Bundesliga : "100 buts, ç’aurait été beau évidemment, mais ce n’est pas grave, 99 est un beau chiffre aussi", a-t-il dit après le match, au bord des larmes.

Le point d’orgue de sa carrière ? Son but vainqueur en finale de la Ligue des champions 2013 (2-1 contre Dortmund). Mais il a gagné avec Munich 19 autres trophées, dont 8 Bundesliga et 4 coupes d’Allemagne. Il a aussi été champion d’Angleterre deux fois avec Chelsea (2005-2006) et d’Espagne (2008) avec le Real Madrid. Pour les Pays-Bas, il a joué la finale du Mondial 2010 et terminé 3e du tournoi 2014.

Arrivé à Munich en 2009, Robben y a rencontré Franck Ribéry, devenu son comparse et son alter ego sur la pelouse. Au point que leurs noms ont fusionné pour l’histoire sous la forme de "Robbéry". Tempéraments de feu, ils en sont venus aux mains un soir de match, en 2012 : "C’est sûr, c’était très chaud. Mais aujourd’hui je peux en rire", dit-il.

Pendant dix saisons, Robben aura incarné les valeurs de gagne, de combat, et d’abnégation du Bayern. Le public lui en est reconnaissant, l’Allianz Arena ayant souvent rougi de bonheur pour son ailier néerlandais. "Cet accueil des fans, c’était de la chair de poule pure", avoue le Hollandais, dont la carrière a été hachée par les blessures. À Madrid, il avait même gagné le surnom de "joueur de cristal" pour sa fragilité physique. Quitter le Bayern est douloureux pour lui : "Mais il faut voir les choses positivement. C’était dix années incroyablement belles." Et après Munich ? "J’ai envie de continuer à jouer, mais je ne veux plus passer cinq mois arrêté par une ou plusieurs blessures, ça n’a aucun intérêt. Je peux encore jouer quatre, cinq ans, à condition d’être épargné par les blessures", espère le "Hollandais volant" . (D’après AFP)