Quelques semaines après avoir franchi la barre des 50 matches européens sous le maillot du Sporting, Glen De Boeck s'apprête à fêter son 300e match en D 1, ce soir, à l'occasion de la venue des Campinois à Bruxelles. «C'est vrai?», s'étonne le défenseur central de 33 ans. «Je ne le savais même pas, je ne m'intéresse pas à cela. Je suis surpris mais également heureux de l'apprendre. C'est un cap, 300 matches au plus haut niveau en Belgique.»

Et cela signifie beaucoup de choses pour l'ancien joueur du Club Malinois, qui quitta les «Casernes » juste à temps, après la grande époque, avant la descente aux enfers du KV... «C'est la preuve que vous avez su durer, ce qui n'est pas évident dans ce milieu, explique-t-il. C'est la preuve qu'on vous a fait confiance. Car, à côté de ces 300 rencontres, cela fait également 10 ans que je suis à Anderlecht. Ça aussi, ça veut dire quelque chose. J'aurais pu partir à l'étranger. Mais, outre les raisons familiales, je voyais qu'on comptait sur moi à Anderlecht. Que j'étais important.»

Des défaites catastrophiques

Le club lui a d'ailleurs renouvelé sa confiance, il y a quelques semaines à peine, en évoquant avec lui la possibilité d'une reconversion dans le staff anderlechtois après sa carrière de joueur. Une carrière qui prend donc une autre dimension avec ce nouveau cap. Le capitaine du Sporting aurait pu le franchir plus tôt, la saison passée, s'il ne s'était pas gravement blessé au genou, en février, lors d'un déplacement à... Westerlo. «Cela a été le moment le plus douloureux de ma carrière: je me suis déchiré les ligaments du genou juste au moment où je revenais dans le coup», rappelle Glen De Boeck, qui n'a pu réintégrer l'équipe première que début octobre. «Je pourrais d'ailleurs comptabiliser beaucoup plus de matches sans ces cinq ou six blessures de longue durée. Côté bons souvenirs, je pointe évidemment les trois titres...»

Mais les mauvais souvenirs reprennent rapidement le dessus. Les matches contre Westerlo lui restent en travers de la gorge pour d'autres raisons que sa blessure: «J'étais de la partie lors du 5-0, en 2000. Par contre, je n'avais pas joué lors du 6-0, la saison précédente... Des défaites catastrophiques qui ne peuvent évidemment pas se reproduire aujourd'hui. Je trouve cela normal que la direction et l'entraîneur exigent le 12 sur 12 en championnat. Si l'on prend en référence la première mi-temps prestée contre Valence, il n'y a aucune équipe de D 1 qui peut nous inquiéter.»

Le problème avec le Sporting, cette saison, c'est qu'il s'est toujours montré très inconstant. Le déclic passera d'ailleurs par plusieurs bons matches d'affilée.

© Les Sports 2004