Qu'est-ce qu'un attaquant pourrait souhaiter de plus qu'un joueur comme Elrio van Heerden, capable d'éliminer de trois à quatre hommes et d'encore vous adresser un ballon comme celui qu'il me glisse ? Jouer avec lui, c'est une jouissance extrême. Le ballon qu'il m'adresse me fait penser à celui de mon second but pour le Club, contre Mons, lors du match d'ouverture de ce championnat. Je ne pouvais pas le manquer."

François Sterchele savoure son cinquième but du championnat. Tous, il les a marqués dans un contexte particulier. Deux pour son premier match contre Mons sous la vareuse blauw en zwart, un à Charleroi, un dans le derby au Cercle et, 37 jours après sa dernière réalisation, hier après-midi. Tous ses buts ont rapporté des points. "Le plus important, ce ne sont pas les treize points d'avance que nous avons désormais sur Anderlecht mais bien les trois unités que possède désormais le Standard en moins que nous. Est-ce mérité ? Vous savez bien que nous jouons le plus mauvais football de Belgique, place-t-il le sourire aux lèvres et l'ironie dans la voix. Mais nous venons de signer un 24 sur 24 (NdlR : en réalité 25 sur 27 puisqu'il y eut un partage à La Gantoise). Je n'avais jamais vécu de Bruges - Anderlecht. Mes équipiers m'avaient prévenu qu'il serait tactique, fermé et qu'il n'y aurait qu'une occasion de part et d'autre. Cela s'est vérifié. Et je n'ai pas manqué la nôtre. A-t-on définitivement écarté Anderlecht de la lutte pour le titre ? Cet écart de treize points, c'est leur problème mais... ils vont devoir s'accrocher pour jouer la Coupe UEFA. Nous, nous regarderons le Standard et le Cercle. Anderlecht, en tout cas, ne m'a pas impressionné : cette équipe ne joue pas au football et je n'ai jamais senti qu'elle pouvait nous mettre un but."

Petite provocation "de bonne guerre" que Sterchele pouvait se permettre hier, auréolé de son titre de héros du match. "Champion d'automne ? C'est surtout important psychologiquement mais le seul titre réellement décerné l'est en fin de saison. I l nous reste un match, ne gaspillons pas à Westerlo le travail accompli jusqu'ici."