Toutes les voix s’étaient unies, avant la rencontre entre le Standard et Anderlecht, pour lancer un appel au fair-play. Joueurs, dirigeants, supporters, médias, Ministère de l’Intérieur voulaient que le choc redevienne une fête que Johan Verbist a gâchée en excluant Axel Witsel. Cette carte rouge directe entraînera la comparution du Standardman ce mardi devant le Comité sportif. Il serait judicieux que l’instance disciplinaire de l’Union Belge adopte, à son tour, l’attitude générale en n’envenimant pas la situation. En clair, en jugeant que l’exclusion est suffisante alors que le parquet, lui, a proposé hier deux journées de suspension.

A Sclessin, on a déjà fourbi ses armes pour assurer la défense d’Axel Witsel qui comparaîtra cet après-midi (14h15) à l’Union Belge. Sacha Daout, le directeur de la communication du Standard a levé un coin du voile : "On a analysé la phase image par image pour ne tenir compte que des faits. On ne peut nier que Witsel s’élance la semelle en avant. Mais sur le premier contact, c’est Juhasz qui atterrit sur le tibia d’Axel. Puis Juhasz est touché à son tour par le pied d’Axel. Il suffit de regarder les images : on voit Juhasz avec le pied à 30 cm du sol qui retombe de tout son poids sur le tibia d’Axel."

Hier, le Standard a décidé d’envoyer Axel Witsel s’exprimer face à la presse. "Il ne va parler que de la phase, puisqu’il n’est pas venu s’exprimer après le match dimanche, et il ne répondra à aucune question", a, d’emblée, précisé Sacha Daout, le directeur de la communication du Standard.

Axel Witsel a ensuite pris la parole pour donner son point de vue sur la phase qui fait couler tant d’encre et de salive "Je vais vers le ballon et je mets le pied dessus", commence le médian. "C’est le premier contact. Puis l’action continue et Juhasz écrase mon tibia. J’ai eu mal. Aujourd’hui, je ne boite pas car je n’ai pas l’habitude de faire du cinéma comme d’autres Puis je vois que Dalmat a le ballon et je me relève pour jouer la contre-attaque. Je n’ai eu aucune intention de lui faire mal."

L’arbitre, lui, a interrompu la phase et a brandi la carte rouge au Standardman. "Il m’a dit qu’il avait vu ma jambe tendue et mon pied en avant", poursuit le joueur de 21 ans. "Mais, alors, il a dû voir le pied de Juhasz sur mon tibia. C’est Juhasz qui fait la faute, pas moi."

Et à la question de savoir s’il était lui-même blessé, Axel Witsel a répondu : "J’ai des jambières en carbone. Heureusement car sans cela c’est moi qui serais à l’hôpital aujourd’hui. La jambière, elle, a encore la trace de l’impact."

Axel Witsel répétera ce discours aujourd’hui devant le Comité sportif.