"L’AZ est un club qui n’a pas la folie des grandeurs. A l’image du président, Dirk Scheringa, qui est milliardaire, mais qui n’a pas oublié la valeur de l’argent", détaille Sébastien Pocognoli.

Malgré des moyens financiers supérieurs à tous les clubs belges - le budget a progressé de 35 à 50 millions cet été -, l’AZ Alkmaar n’a jamais dépensé plus de sept millions pour un achat. Une politique qui n’est pas sans rappeler celle du Standard où Luciano D’Onofrio réfléchit à deux fois avant de délier les cordons de sa bourse.

Ce n’est pas le seul point commun entre les deux clubs. Il s’agit de leur première participation à la Ligue des Champions. Ils s’alignent en rouge et blanc. Ils ont attendu plus de deux décennies avant de renouer avec le titre (25 ans pour le Standard, 28 pour l’AZ) et tous deux méritaient mieux que la défaite pour le premier match de poule. "Nous avons livré un solide match à l’Olympiakos avec près de 60 % de possession de balle", témoigne Maarten Martens. "Les Grecs n’ont qu’une occasion et ils la transforment, sur une bête action. Nous n’avions eu que deux vraies opportunités, mais nous ne les avions pas concrétisées."

Les deux équipes ont également manqué leur début de saison. "Notre problème actuel réside essentiellement dans la confiance", poursuit Martens. "L’an passé, nos succès s’inscrivaient dans une relative aisance. Nous avons perdu l’habitude d’être bousculés. Il est nécessaire de passer au-dessus de ça. Le club ne panique pas. Il n’y a pas de raison : nos objectifs sont encore réalisables." Il en va de même pour le Standard.

Les "têtes de fromage" ("kaaskoppen" est leur surnom) présentent une remarquable statistique à domicile. Dans toute leur histoire européenne qui comprend 33 matches au DSB Stadion, entamé en septembre 1977 par un succès 11-1 contre Differdange, ils n’ont perdu qu’une rencontre : la dernière, en décembre 2007, face à Everton. C’est un record européen !