Entre "brave" et "brave", il peut y avoir un monde de différence. Du qualificatif qui a fait le tour de Gaule, grâce à un certain Jules, à l’épithète qui poursuit les Diables rouges depuis huit ans, les louanges ont fait place à la condescendance.

La bataille remportée en terres noriques ne fait que poser les jalons d’un retour en grâce. Car la grande traversée du désert que connaît notre pays ne prendra fin qu’avec des résultats. Pour redorer complètement son blason, l’équipe nationale devra encore surmonter de nombreux obstacle. A commencer par la menace azéri.

Que l’on ne s’y trompe pas, l’Azerbaïdjan n’est plus le "Petit Poucet" qui enchaînait les revers cuisants il y a quelques années. L’empire hittite l’a d’ailleurs appris à ses dépens.

Les Belges ne devront donc pas laisser au vestiaire leur costume de gladiateur pour éviter que le ciel ne leur tombe sur la tête. Les Diables pourront d’ailleurs compter sur un soutien populaire de plus en plus marqué pour affronter les Azéris dans un véritable chaudron.

Mais le vrai combat des chefs aura lieu en juin face aux Turcs. Et seule une victoire face aux adversaires de mardi permettra d’aborder ce rendez-vous crucial en toute sérénité.

Une chose est certaine, les Diables ont les moyens d’atteindre le domaine des dieux. Avec sur le banc ou sur la touche, des guerriers de la trempe des Hazard, Lukaku, Fellaini ou Vermaelen, l’Odyssée noir-jaune-rouge pourrait mener à la Pologne et à l’Ukraine. Enfin, nos "héros" en sont encore loin. Une confirmation s’impose avant de pouvoir sortir la cervoise et faire rôtir le sanglier.