LA LOUVIÈRE La joie ne transpirait pas sur des visages brugeois simplement heureux du devoir accompli. La mission n'est pas encore atteinte même si la voie a été bien tracée par ce quatrième succès brugeois à l'extérieur, le premier en 2006, qui s'est soldé par un score Arsenal comme lors des trois précédents.

«C'est une victoire importante qui efface une partie de nos déboires en déplacement, notait Bosko Balaban. On doit encore s'habituer au nouveau système mais il me plaît dans son jeu en un temps et par son tandem, plutôt qu'un trio, en pointe. Le coach nous donne une bonne impulsion. Mon avenir? J'arrive à scinder les matches de Bruges de ce point d'interrogation. J'ai lu que je jouais pour l'argent, c'est ridicule. Si l'équipe est renforcée, cela pourrait déterminer mon envie de rester. Mais avant, je souhaite ne rien gaspiller en championnat et prendre part à la Coupe du Monde. Avec Butina et Leko, nous y songeons fortement, et cela me préoccupe plus qu'un transfert.»

Portillo s'exprimait deux mètres plus loin : «Ce fut un match plus difficile que je ne le pensais. La Louvière m'a surpris après la pause. Mon remplacement? J'aurais préféré rester sur la pelouse mais cela fait partie du jeu.»

Quant à Michel D'Hooghe, il se réjouit de la marche en avant suivie par son club : «Je ne veux pas effectuer de comparaison mais je remarque qu'il y a désormais un fil conducteur et davantage de structures dans le jeu. Les joueurs savent mieux ce que l'on attend d'eux. Restons toutefois les pieds sur terre.» Du côté louviérois, nous noterons que les seize joueurs retenus étaient tous, à l'exception d'Ekani, déjà présents lorsque Ferrera dirigeait la barque. C'est, par l'absurde, l'aveu d'un mercato hivernal complètement raté. «Nous étions bien dans le match, analysait Quantin Durieux. Malheureusement, une erreur de marquage se paie directement cash. Nous défendons bien pendant nonante minutes mais il est difficile de tenir le zéro derrière à chaque fois. Dès lors, si on ne marque pas devant...» Ce que le dernier buteur de la Raal fut à deux doigts de réussir à nouveau : «Oui, il s'en est fallu de peu mais c'est inquiétant que je sois toujours le dernier sur les tablettes. Nous avons toutefois prouvé, en nonante minutes, que nous avons notre place en première division.» Reste à le concrétiser sur le terrain de Lokeren samedi.

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