Jouer un match à Sclessin est devenu un "must" pour tout joueur belge. Ce soir, nombreux seront ceux qui goûteront à cette ambiance fantastique pour la première fois, à commencer par Ludovic Buysens. Pourtant arrivé en droite ligne de D2, le défenseur flandrien partage avec Ragued la satisfaction d'avoir pris part à l'intégralité des sept premières rencontres.

"On a affronté les plus grands à la maison. Mais jouer à Sclessin, c'est autre chose, reconnaît Ludo. Je ressens plus de nervosité que d'habitude et plus on approche du match, plus la tension monte. Mais après cinq minutes, je crois bien qu'elle sera dissipée."

Ce n'est pas pour autant que l'ex-défenseur de Deinze va changer ses habitudes. Plutôt superstitieux, il prépare chaque échéance de la même manière. "Par exemple, je vais dormir tôt les deux jours précédant le match. Je mange aussi à la même heure et l'après-midi, je ne fais pratiquement rien à part dormir. Chaque sportif a ses petits gris-gris. Certains montent sur le terrain avec le pied droit. Moi je réalise un saut dès que je touche l'herbe. Je ne sais pas pourquoi, c'est devenu quelque chose de totalement spontané."

Bien qu'il se défende d'être supporter, Buysens admire le Standard pour les choses réalisées ces derniers temps. Mais par-dessus tout, c'est le statut dont les jeunes jouissent qui l'impressionne. "Cela n'arrive pas tous les jours que des joueurs de moins de 20 ans reçoivent leur chance dans un club qui ambitionne d'être champion. Witsel, Defour, Mbokani : on sait de qui on doit se méfier..."

Très professionnel dans son approche du métier, l'international espoir avoue également avoir à cœur de se racheter après avoir été à l'origine du but de Habibou il y a deux semaines. "Tout a été très vite. Fred a été surpris par le rebond du ballon. Lorsque je me suis retourné, j'avais deux solutions : soit laisser notre capitaine récupérer le cuir, soit ne prendre aucun risque en dégageant le ballon. Je n'ai fait ni l'un ni l'autre puisque j'ai frappé... dans ses mains..."