Un but inscrit en trois rencontres : on ne cesse de le répéter, l'équipe belge rencontre des problèmes en attaque. Signe qui ne trompe pas : avec 13 buts au compteur, Bart Goor est le deuxième meilleur buteur du noyau actuel des Diables Rouges, derrière Emile Mpenza (17 réalisations). "Ah oui ? Je ne savais pas", réplique le médian anderlechtois. "Si on marque si peu, c'est parce qu'on joue rarement ensemble, qu'on manque d'automatismes, qu'on ne sait pas comment les autres bougent... Mais cela ne peut pas être une excuse. Les occasions qu'on se crée doivent finir au fond. Le problème, ce n'est pas de créer le danger car on a vu en Serbie qu'on savait le faire. Mais il faut un peu de réussite. C'est parfois une question de fraction de seconde ou de millimètre."

Estimez-vous que vous devrez battre l'Azerbaïdjan en marquant cinq buts pour répondre aux critiques ?

Non, une victoire 1-0 suffit. Bien sûr, si on peut faire un festival de buts, c'est mieux. Un jour, la chance va tourner. On a assez de qualités pour participer à l'Euro.

Une qualification qui, vu le bilan des trois premiers matches, est loin d'être acquise...

On est pourtant en train de se qualifier. Beaucoup d'équipes sont de même niveau dans le groupe. Le Portugal et la Serbie ont un léger avantage sur les autres mais on aura encore beaucoup d'occasions pour les rattraper.

Selon vous, l'Azerbaïdjan est du même niveau que le Kazakhstan ?

Oui. Je crois que l'Azerbaïdjan est même plus fort. Il n'y a plus de petit Poucet dans le football européen. Tous les soi-disant s sont devenus plus forts. Le meilleur exemple, c'est la Macédoine qui est allée chercher un point en Angleterre le week-end passé. Tactiquement, ces pays ont tellement évolué qu'on ne sait plus se créer un tas d'occasions. Je m'attends à ce que les Azéris construisent un mur devant leur but. Mais, soyons clairs, nous sommes plus forts qu'eux et nous devons gagner.

Le match se joue à Anderlecht. Mais le public ne semble pas se bousculer aux guichets pour assister à la rencontre...

Je peux comprendre que les gens se posent des questions vu les résultats. Mais, même si tout le monde doute de nous, nous ne devons pas nous laisser influencer. C'est une bonne chose que le match se joue à Anderlecht : le public est très proche du terrain. Même si les gradins sont à moitié vides, on a l'impression qu'il y a du monde.

© La Libre Belgique 2006