Football

Bart Goor défend les siens

YVES TAILDEMAN

Publié le - Mis à jour le

ENTRETIEN

ENVOYÉ SPÉCIAL À OSLO

Comme nous en faisions l'écho dans nos éditions d'hier, peu de Diables, qui sont dans le groupe de la Belgique pour affronter la Norvège à Oslo aujourd'hui pour le dernier match de préparation avec les qualifications pour le Mondial 2006 en Allemagne, sont des titulaires indiscutables dans leur club. Bart Goor, le capitaine, monte au créneau et défend ses équipiers.

Bart Goor, quelle est l'importance de ce match en Norvège?

Elle est grande puisque le 5 septembre, notre Coupe du monde commence. Aux Pays-Bas, notre victoire a rendu une image positive aux Diables Rouges. Il faut gagner, à Oslo, pour ne pas retomber dans le négativisme avant une campagne si importante. En cas de défaite, vous, journalistes, risquez de l'associer au fait que nous sommes ici avec neuf joueurs non titulaires dans leur club. Nous ne voulons pas vous offrir cette opportunité. Le foot belge est-il malade parce que nous avons raté l'Euro? Il ne faut pas tout voir en noir. En ce qui concerne les joueurs sur le banc, j'ai, moi aussi, été dans ce cas, quand je jouais à Berlin. Je vous assure qu'on n'est pas plus mauvais parce qu'on reste deux matches sur le banc dans son club. Au contraire, du repos fait du bien. D'accord, si on y reste des mois, cela devient un problème. Mais maintenant, les championnats ne viennent que de commencer.

En effet. Mais c'est maintenant que les meilleurs devraient jouer.

On doit savoir ce qu'on veut. Quand un Belge joue dans un petit club, il se fait critiquer. Maintenant qu'il y en a plusieurs qui gagnent leur vie dans des grands clubs, ce n'est pas bon non plus. Par exemple, ce n'est pas évident d'avoir une place de titulaire à l'Ajax. Il y a 30 joueurs dans le noyau!

Vous défendez vos coéquipiers comme un vrai capitaine, Bart. Allez-vous leur demander de mettre encore plus le pied?

Non, ils sont assez grands pour comprendre que c'est du sérieux. Celui qui ne s'en rend pas compte ne doit pas être ici. Mais si quelques-uns voulaient prendre leur revanche suite aux critiques formulées, cela ne me dérangerait pas. Nous devons montrer que nous sommes prêts, cette fois-ci.

Vous faites allusion à la précédente campagne, pour l'Euro, où vous avez débuté avec une défaite face à la Bulgarie?

Il est clair que nous n'avions pas encore une équipe stable. Les joueurs étaient talentueux mais les automatismes n'y étaient pas encore, il n'y avait pas de solidité. Les qualités typiquement belges manquaient. Parce que, soyons honnêtes, nous n'avons pas de vedette à la Henry, qui peut influer sur le résultat d'un match quand l'équipe ne tourne pas. Chez nous, tout le monde doit être en forme.

Justement, ce n'est pas le cas...

Laissez-nous le temps de prouver l'inverse.

© Les Sports 2004

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