A deux jours de leur premier match qualificatif pour l'Euro 2004, à Bruxelles, contre la Bulgarie, les Diables Rouges ont quitté leur villégiature maritime pour un entraînement au Stade Roi Baudouin en fin d'après-midi. Et les incertitudes subsistent. Bart Goor, absent lors des trois premiers jours de stage, a fini de soigner sa cheville et a repris l'entraînement à part mais le joueur du Hertha Berlin ressent encore de vives douleurs au niveau de l'articulation et se montre prudent.

«J'ai fait des petits tests avec la balle mais ma cheville a réagi. J'ai encore mal et on verra demain », explique Bart Goor. Du côté du staff médical, on se dit confiant, allant même jusqu'à donner le feu vert au joueur pour samedi. Aimé Anthuenis continue d'attendre et espère y voir plus clair vendredi: «Le joueur a encore mal et a certaines appréhensions à mettre le pied. On pensait qu'il serait prêt à reprendre avec le groupe jeudi mais cela n'a pas été le cas. Le kiné et les docteurs pensent que la douleur va partir car il ne s'agit pas d'une blessure au tendon. Moi je pense qu'il sera en mesure de jouer et si les chances étaient de 50-50 mardi, elles sont désormais de 80-20. C'est normal que le joueur ait certains doutes après une blessure mais c'est quand même lui qui prendra la décision finale de sa présence sur le terrain samedi ».

Mêmes incertitudes pour les autres joueurs en balance. «Je ne donnerai mon équipe que quand je serai sûr. J'ai toujours agi de la sorte que ce soit à Genk ou à Anderlecht. Cela ne veut pas dire que l'on a des doutes. On a plusieurs opportunités pour certains postes et c'est bien ainsi. J'ai une richesse et pas des doutes ».

Les Diables ont étudié le jeu des Bulgares plus en profondeur jeudi soir, et suivront les conseils d'Anthuenis. «Ils joueront avec un centre avant en pointe (Manchev, de Lille) et deux joueurs sur le flanc très rapides. Le back droit viendra de très loin et l'équipe sera soudée. Il faudra former un groupe complémentaire. A Bruxelles, on doit essayer de marquer et de jouer offensivement, avec nos moyens mais il faut aussi connaître les points forts de l'adversaire », conclut Aimé Anthuenis. (BELGA)