SCLESSIN En 24 heures, le Standard est passé d'une immense désillusion à une déception plus relative. Vu la défaite d'Anderlecht à Westerlo, la victoire du Brussels n'a finalement pas coûté si cher que cela aux Liégeois.

«Il n'y a pas de match facile: c'est vrai pour nous et pour Anderlecht», réagissait Dominique D'Onofrio hier soir après avoir regardé le match du Sporting. «Si une équipe mérite de gagner, c'est Westerlo. Le Standard est toujours leader mais il ne faut pas se focaliser là-dessus. On a vu ce que ça a donné au Brussels. Mais c'est bien d'être en tête pour recevoir Anderlecht. Si on assume.»

Le déplacement de samedi a tout de même laissé des séquelles dans les rangs liégeois. Outre les trois points, les Rouches ont aussi perdu des joueurs clés pour le match au sommet de samedi. Déjà privé d'Onyewu, le coach devra se passer de Negouai et de Tchite, suspendus: «J'ai encore une semaine pour trouver des solutions. Il faut relever la tête et penser au match suivant.»

Ce que certains semblaient déjà faire samedi... «Certains avaient la tête ailleurs. Nous avons fait un débriefing oral ce dimanche. Les joueurs sont conscients qu'ils sont passés à travers. Il nous a manqué trop de choses. Et surtout du caractère. Tout part de là.»

Et le coach va plus loin dans son analyse: «On manque encore d'intelligence dans la gestion, on manque d'expérience. Nous ne sommes pas allés au Brussels en leader. Nous savons que tous nos adversaires veulent se payer le scalp du Standard. Et nous nous sommes laissé faire au lieu d'aller puiser une énorme énergie dans ce statut de leader. J'ai l'impression que nous avons atteint un niveau et qu'on ne veut pas aller au delà...»

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