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Football

Bien plus qu'un match de préparation

Christophe Berti

Publié le - Mis à jour le

Deux mois après avoir achevé en beauté sa première saison comme sélectionneur national, avec un partage en Bulgarie et une victoire contre Andorre, Aimé Anthuenis sortira, ce soir, de sa trêve estivale pour endosser son plus beau costume d'entraîneur des Diables Rouges. C'est que pour son retour sur le devant de la scène, il reçoit à la fois un invité prestigieux et un adversaire historique: les Pays-Bas, éternel rival plus que jamais redoutable avec son flot de vedettes du gratin européen.

Avant la France et l'Allemagne, dans un programme de rencontres amicales - enfin! - de haut niveau, voilà donc les Bataves pour illuminer les soirées de gala des Diables Rouges. «C'est bien plus qu'un match de préparation, explique Aimé Anthuenis. Il ne s'agit pas seulement d'une répétition générale avant la rencontre officielle contre la Croatie, en septembre prochain, mais c'est un très bon examen pour jauger la valeur exacte de mon groupe. Sans manquer de respect à nos adversaires précédents, il s'agit du concurrent le plus fort qu'on doit rencontrer depuis ma prise de fonction. C'est toujours intéressant de se frotter à de telles formations. D'autant que si l'on veut participer à l'Euro 2004, on doit être capable de donner une bonne réplique à l'un des favoris de l'épreuve.»

La formation de Dick Advocaat, même si elle a souvent développé un complexe belge ces dernières années, est plus impressionnante que jamais. Par la qualité de son noyau, dans tous les secteurs de jeu, mais aussi via ses résultats. Les Néerlandais n'ont plus connu la défaite depuis le revers cuisant en Irlande, le 9 septembre 2001, qui leur coupait la route de la Coupe du monde. Depuis lors, le groupe reste sur une série de quinze rencontres sans défaite (onze victoires et quatre partages). Et quand on sait que les Pays-Bas seront probablement contraints à s'imposer, le 10 septembre, à Prague, pour être qualifiés d'office pour l'Euro 2004, on se dit qu'ils ne viennent pas au stade Roi Baudouin pour faire de la figuration.

Face à cette armada en quête de confirmation, les Diables Rouges auront bien besoin d'évoluer à leur meilleur niveau. Aimé Anthuenis se montre optimiste et le passé récent lui donne plutôt raison: les Belges ont rarement été ridicules face aux meilleures formations du monde, ces dernières années. Contre la France, le Brésil, l'Italie, l'Angleterre, la Tchéquie, nous avons rarement perdu la face.

«Face à une équipe intrinsèquement plus forte que nous, nous devrons nous souvenir à chaque instant de ce que représente la solidarité. J'attends une bonne prestation de notre part au niveau collectif: il faut défendre et attaquer en bloc. Ceux qui joueront uniquement pour réussir un exploit individuel n'auront rien compris à ce que j'attends...»

Hier, Aimé Anthuenis n'a pas communiqué d'équipe. Mais il y a peu de secret dans la formation qu'il présentera ce soir, sur le coup de 20h15. Elle ressemblera comme deux gouttes d'eau à celle qui a obtenu le nul en Bulgarie, en juin dernier. A une exception près: la présence du jeune Jelle Van Damme à l'arrière gauche. «J'avais dit que je voulais peut-être le tester dans l'entrejeu, admet Aimé Anthuenis. Mais je ne veux pas briser le duo Clement-Baseggio. A gauche, tous mes sélectionnés se tiennent de très près et l'occasion est belle d'essayer Van Damme.»

Dans l'axe de la défense, Daniel Van Buyten a intérêt à sortir un grand match contre Van Nistelrooij pour ne pas réveiller ses éternels détracteurs...

© Les Sports 2003

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