Entretien

À l’image de toute l’équipe mauve, Matias Suarez est passé à côté de son match samedi dernier à Charleroi (0-0). L’Argentin explique les raisons de cette baisse de régime, à laquelle Anderlecht doit vite mettre fin.

Matias, le fait de ne pas avoir marqué à Charleroi est-il inquiétant ?

Non. Mais ce qui m’inquiète, c’est de ne pas avoir gagné. En première période, nous n’étions pas bien dans le match. Moi le premier ! On n’alignait pas trois passes, on se trouvait difficilement. La montée au jeu de Lukaku à l’heure de jeu nous a fait du bien. Personnellement, elle m’a mis à l’aise, car elle m’a donné plus de liberté.

Cela veut-il dire que vous êtes meilleur avec Lukaku ?

Ce n’est pas directement lui qui me rend meilleur, mais plutôt le fait qu’il occupe la position d’attaquant de pointe. Je peux dès lors jouer plus bas et m’infiltrer de la seconde ligne. Je me sens mieux comme ça.

À Charleroi, l’absence de Biglia s’est fortement ressentie…

C’est vrai. Lucas sait comment faire jouer l’équipe, il sait quand et où il faut mettre le ballon. C’est un vrai leader. Mais on est bien obligé de faire sans lui

Contre le GB, ce sera surtout une répétition générale avant le déplacement au Partizan.

On essaiera de ne pas penser à ça en montant sur la pelouse ce samedi. Mais c’est certain que ça reste dans un coin de la tête. L’important sera de retrouver notre football et de produire du beau jeu ce samedi.

Ce sera la meilleure garantie possible avant de nous déplacer à Belgrade.

Ce match au Partizan s’annonce en tout cas bien plus abordable que votre duel face à Lyon l’an dernier…

J’ose le croire, oui ! Mais on ne s’attend pas non plus à avoir la tâche facile face au Partizan. Même si j’avoue que je ne sais rien de cette équipe, on ne doit pas oublier de la respecter.