Bien sûr, il y a eu le but de Mangala, libérateur (1-0, 34e). Il y a aussi le centre de Van Damme, dévié par Mravac dans son propre but (2-0, 62e). Mais il y a également eu les multiples arrêts décisifs de Bolat devant Henrique et Iakovenko.

"L’arrêt le plus difficile, c’est sur le dernier tir d’Henrique, à 2-0. Mais j’ai juste fait mon boulot", commente modestement le gardien du Standard. "Cette Coupe, c’est pour Mehdi et personne d’autre. C’est notre cadeau. On était déçu pour lui qu’il ne puisse pas jouer cette finale. Il l’aurait mérité pour sa super saison."

Sinan Bolat se reprend un peu : "Ce trophée, c’est aussi pour Dominique D’Onofrio et l’ensemble du staff. Il y a eu beaucoup de critiques, de la presse, des supporters. Mais ils ont gardé confiance et ont beaucoup travaillé. On voit le résultat. C’est le mérite du coach." Le gardien, "out" de novembre à mi-mars, a terminé en boulet de canon et a joué un rôle déterminant dans l’excellente fin de saison du Standard. "Mon objectif était de revenir le plus vite possible sur les terrains et de retrouver mon meilleur niveau. C’est le cas. " Après deux titres, Sinan Bolat a décroché la Coupe. De quoi partir en beauté ? "L’objectif de tout joueur est d’évoluer le plus haut possible. Mais je suis content au Standard. On verra s’il y a des offres", sourit l’international turc.

En attendant, les joueurs ont longuement communié samedi soir avec un public en plein délire réuni place Saint- Lambert. "Nous ne les remercierons jamais assez de nous faire rêver, expliquait un supporter. Cette génération est exceptionnelle et je suis certain qu’elle fera encore ses preuves en Champion’s League. Tout comme sur cette place, nous serons derrière pour les pousser dans leurs derniers retranchements. Le Standard apporte beaucoup pour la région. Et il est clair que cette douce folie ne va pas s’arrêter en si bon chemin.". D.D. et S.Y.