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Bölöni: "Je savais déjà que je resignerais le soir du titre !"

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Aucune des deux parties n'a cependant jamais eu le moindre doute envers l'autre durant cette période, a-t-il été précisé. "L'an II de l'ère Boloni commence à la satisfaction générale", s'est félicité le directeur-général Pierre François. "L'engagement de Monsieur Boloni pour une deuxième année au Standard démontre que notre politique n'empêche pas forcément la continuité dans la conduite sportive du club. Notre entraîneur a bien sûr fait l'objet de nombreuses offres, mais ce n'est pas dérangeant. Au contraire puisqu'il a ainsi eu l'occasion de faire le meilleur choix à ses yeux, et en toute connaissance de cause. Nous sommes très fiers qu'il ait en définitive préféré le Standard. Cela prouve que notre club jouit à présent d'un crédit certain, y compris sur la scène internationale."

Cette décision "difficile", Laszlo Bölöni admet cependant qu'elle était déjà prise le soir du deuxième sacre consécutif du Standard, le 24 mai. "Quand on a traversé la ville en état de liesse à bord de notre camion", précise-t-il en effet, "j'ai vite compris que le club qui réussirait éventuellement à changer la trajectoire de ma carrière devrait présenter des arguments énormes pour me convaincre. Les candidats ne manquaient pourtant pas, et j'ai discuté avec chacun d'entre eux. Un retour en Roumanie, ou surtout en France, m'attirait assez, mais le projet (de Lille ?) n'était pas entièrement à mon goût. J'aurais aussi pu apprendre l'anglais en Ecosse (Celtic), ou me retrouver en Grèce ou en Turquie. Nulle part cependant, sauf au Standard, je n'étais assuré de concourir en phase de poules de la Ligue des Champions"

Jaloux

"Or", poursuit le Roumain de 56 ans, "cela faisait trop longtemps que l'épreuve de clubs la plus prestigieuse me filait entre les doigts au dernier moment. Le Paris Saint-Germain a en effet coiffé Rennes in extremis sur le podium du championnat de France; l'Inter Milan était un trop gros morceau pour le Sporting du Portugal au tour préliminaire, et vous connaissez les circonstances de notre échec contre Liverpool l'année passée. Mais maintenant j'y suis, et ce n'était donc pas le moment de céder ma place à un autre. D'autant que pour ne rien vous cacher, j'étais jaloux d'entraîneurs qui ne me sont pas supérieurs à mes yeux, mais ayant eu l'occasion de goûter à l'ivresse de la Ligue des Champions. C'est à présent mon tour. Le Standard sera sans doute le petit poucet de la compétition, mais pas forcément au niveau des résultats. J'en suis même persuadé."

Peu de choses auraient donc pu empêcher Laszlo Bölöni de (re)signer au Standard mercredi. "Certains m'ont dit que les supporters allaient maintenant se montrer excessivement exigeants", balaie-t-il ainsi d'un geste de la main. "Mais ils ne pourront jamais l'être autant que moi. Je veux en effet des améliorations dans notre jeu, qui doit être encore plus rapide, et plus agressif. Je n'avais pas à demander des garanties formelles concernant le noyau dans le contexte économique actuel. Mais je fais confiance à la direction. Je suis sûr que dans la mesure de ses moyens, elle mettra vraiment ce qu'il y a de mieux à ma disposition." "Ce qui m'a finalement fait le plus hésiter", conclut Boloni, "c'est la réforme du championnat qui ne m'emballe pas du tout. Mais bon il faut savoir vivre avec son temps, et peut-être le Standard y trouvera-t-il des avantages. Ce qui ne rendrait cependant pas la formule plus attrayante à mes yeux. Je crains surtout les matches en hiver, pour lesquels la Belgique n'est pas preparée à mon avis. Même pas Anderlecht. Sinon le football me paraît en progrès dans ce pays, contrairement à pas mal d'autres, et non des moindres. Je pense notamment à la France, au Portugal, à l'Italie, et même à l'Espagne. L'équipe nationale doit encore croire en ses chances selon moi. Le potentiel est impressionnantn et je serais personnellement très déçu si elle ne se qualifiait pas... "

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