Théo Bongonda (Celta) est très apprécié par le coach du Real… qu’il avait éliminé en quarts de finale de la Copa del Rey.

Il a sans doute esquissé un sourire au moment d’apprendre le tirage au sort des quarts de finale de l’Europa League. Pour la deuxième cette saison, Theo Bongonda va fouler une pelouse belge, sur la scène européenne, avec le Celta Vigo.

Lors de la confrontation avec le Standard, lors de la phase de groupe, les Espagnols avaient ramené un partage de Sclessin (1-1). Et ils signeraient sans doute à deux mains pour ramener le même résultat de la Luminus Arena. Car le club a fait de l’Europa League l’une de ses priorités en fin de saison.

Pour preuve, plusieurs joueurs ont été laissés au repos, le week-end dernier, lors de la défaite de Vigo à Eibar. "Je pense que l’entraîneur a privilégié le match de jeudi", expliquait Bongonda à la RTBF dimanche soir. "On ne va pas se mentir : l’objectif du Celta aujourd’hui, c’est d’aller le plus loin possible en Europa League ." Surtout depuis que le club a été éliminé de la Copa Del Rey, en demi-finales, par Alavès, après avoir sorti le Real Madrid en quarts.

Un match très particulier pour le jeune Belge, qui a rencontré, une nouvelle fois, son idole : Zinédine Zidane.

"Pendant le match de championnat, j’avais eu l’occasion de lui dire qu’il était mon idole", nous avouait Bongonda en septembre dernier. "Au terme du match, il était venu me trouver pour me dire que j’étais un très bon joueur et m’a souhaité bonne chance pour la suite de la saison." Une attention qui l’avait évidemment beaucoup touchée. Et dont l’ancien de Zulte Waregem a livré plus de détails à Het Laatste Nieuws. "J’étais au téléphone, après le match, quand il m’a appelé et on a discuté quelques instants. On venait de perdre mais il m’a dit que je me débrouillais bien, qu’il me suivait et qu’il appréciait mon style de jeu. Quand quelqu’un comme Zidane te dit que tu as des qualités, cela fait quelque chose…"

Et cela donne forcément envie de se montrer sous son plus beau jour, lors d’un quart de finale d’Europa League. Voilà le Racing Genk prévenu.


Dury : "Un profil très demandé"

Dury a été séduit, humainement et sportivement, par Théo Bongonda, à Zulte, de 2013 à 2015

Francky Dury n’a conservé que de bons souvenirs du Théo Bongonda qu’il a dirigé, trop peu longtemps à son gré, à Zulte Waregem de juillet 2013 à janvier 2015. Les deux hommes se vouent apparemment une estime réciproque : "L’année passée, je me trouvais en Espagne quand une voiture qui me dépassait s’est soudain arrêtée. Le conducteur est sorti de son véhicule, il m’a salué et embrassé : c’était Théo Bongonda. Ce n’était pas étonnant de sa part : nous nous envoyons de temps en temps des SMS".

L’entraîneur de Zulte Waregem dépeint en ces termes son ancien jeune ailier : "Bongonda est un joueur très technique, qui s’appuie sur un excellent pied gauche et un bon dribble. Il est explosif, un peu à l’image d’un Izquierdo ou d’un Moses Simon. Avec son sens de l’accélération, il recèle les qualités d’un bon infiltreur. Il est de ces joueurs, très prisés, qui forgent la différence dans les 16 mètres".

Humainement aussi, Théo Bongonda a séduit Francky Dury : "Quand il est arrivé chez nous, on sentait qu’il voulait travailler pour réussir. Il avait ébauché un plan pour concrétiser son rêve : devenir footballeur professionnel. Il a bien bossé pour l’atteindre". Zulte Waregem n’aurait pas pu le garder : "Il avait 19 ans quand Celta Vigo l’a sollicité. Le retenir était impossible. Il recelait un profil très demandé dans le football moderne. Je suis heureux pour lui qu’il réussisse dans un bon club espagnol".