Monsieur Bölöni, bienvenue chez nous. Cela fait déjà un petit bout de temps que nous avons des contacts. Cela fait maintenant quelques années que j’essaye de vous avoir chez nous. Mais je n’ai jamais réussi jusqu’à maintenant."

Par cette déclaration, le président Ivan De Witte accueillait Laszlo Bölöni dans la famille Buffalos. "We are one family, we are Buffalo", dit évidemment le slogan du club.

L’ancien entraîneur du Standard et de l’Antwerp (qu’il a quitté en mai dernier) succède à Jess Thorup, qui avait été remercié quelques heures avant à peine. Après deux journées de championnat seulement, le Danois a payé de son poste le début de campagne décevant des Gantois (0 sur 6 en Pro League). "Je sais qu’il y aura des questions du genre ‘Pourquoi maintenant ?’ . Mais je ne veux pas trop creuser dans le passé. Il y a des éléments de cuisine interne et je souhaite que cela reste ainsi", confiait De Witte lors de la conférence de presse de présentation du nouveau coach. Mais le président tenait tout de même à "remercier" Thorup.

"Bonjour, je m’appelle Laszlo Bölöni." Si le Roumain débutait sur le ton de l’humour, il laissait ensuite transparaître son sérieux pour expliquer son choix. "La Belgique est mon deuxième pays et La Gantoise est un club du top ici. Je vais rester classique (dans ma réponse) : dans un club du top qui a de telles ambitions et qui veut encore grandir, tu assumes une grande responsabilité (en tant qu’entraîneur). Et je serai content si nous parvenons à faire un pas en avant ensemble."

Les fidèles de la Ghelamco Arena, à qui le club annonçait des feux d’artifice pour cette saison, verront-ils leurs idoles adopter une approche organisée avec Bölöni aux commandes ? "Je sais que c’est chouette quand un nouvel entraîneur promet du spectacle. Mais tout ce que j’ai déjà accompli dans ma vie est arrivé grâce au travail acharné, au sérieux et aux sacrifices que j’ai faits. Cela doit se traduire sur le terrain également. Et si j’arrive à le faire de manière flamboyante, alors tant mieux. Mais d’après moi, le spectacle et les résultats vont main dans la main", avançait Bölöni.

Le hasard du calendrier fait d’ailleurs bien les choses puisque le premier match du nouvel entraîneur sera contre l’Antwerp (samedi à 20 h 45), son ancien employeur. "Ce n’est pas un cadeau. C’est spécial, mais nous sommes professionnels. Je ferai tout pour gagner. Je dois également me soumettre à un test Covid-19. Si les résultats sont négatifs, je prendrai place sur le banc."